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DECLARATION SUR LA TRAGEDIE DES MIGRATIONS EN MEDITERRANEE : Drame et violations des droits humains Nous, les organisations signataires de cette déclaration : 1. Prenons connaissance des derniers développements relatifs au drame des migrations en Méd

c Drame et violations des droits humainsNous, les organisations signataires de cette déclaration :1. Prenons connaissance des derniers développements relatifs au drame des migrations en Méditerranée, véritable désastre humanitaire avec 350.000 personnes migrantes qui ont traversé la Méditerranée depuis janvier 2015 et au moins 2 600 morts recensés.2. Considérons les violations des droits des personnes migrantes et réfugiées comme un affront à la dignité humaine et aux conventions internationales.3. Exprimons notre vive préoccupation face au silence des pays arabes et des organisations arabes au sujet du drame des personnes migrantes et refugiées originaires notamment d’Irak, de Syrie, de Lybie et prenons note de la déclaration de l’Union Africaine- Juin 20154. Soulignons l’échec de la communauté internationale à mettre fin aux crises en Irak, Syrie et Lybie et à mettre en oeuvre des stratégies de développement durable dans les pays du Sud de la Méditerranée et les pays africains, en vue de faciliter une réelle répartition des richesses, le respect des droits civils, politiques, économiques.5. Condamnons vigoureusement les restrictions au droit de quitter tout pays y compris le sien, qui a une force juridique contraignante et est consacré dans le Pacte international des droits économiques sociaux et culturels, les conventions de l’OIT sur les droits des migrants (97 et 143) et la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés.6. Réitérons avec force notre condamnation des violations flagrantes des droits humains constatées par les organisations internationales et les organisations de la société civiles qui ont conduit à la mort d’au moins 20,000 hommes, femmes et enfants depuis 15 ans, et sont le résultat de politiques de gestion des frontières agressive et discriminatoires, ainsi que de l’absence de véritables politiques d’accueil.7. Exhortons les Etats partenaires de l’Union européenne à refuser de nourrir cette logique d’exclusion meurtrière, en particulier dans le cadre de sa coopération en matière de mobilité, mais aussi lors du sommet Euro-Africain prévu les 11 et 12 novembre 2015 à Malte8. Exprimons notre pleine solidarité avec les personnes migrantes et réfugiées qui subissent des traitements inhumains et des violences racistes sur les deux rives de la Méditerranée et les frontières de l'Europe de l'Est et les Balkans; Rappelons que l’Union européenne se montre complice de ces maltraitances, sur son territoire, en mer, mais aussi à l’extérieur de l’Europe, aux antipodes avec ses valeurs. Appelons à ce que les droits fondamentaux et la dignité de ces personnes soit respectés en tous lieux.9. Dénonçons le triplement des moyens de l’agence Frontex, et l’absence de financements suffisants alloués au sauvetage en mer ainsi qu’à l’accueil (budget annuel de Frontex en 2015 : plus de 115M EUR ; budget annuel du bureau européen sur l’asile : 15M EUR)10. Notons les initiatives envisagées par les pays de l’Union Européenne :- Pour adopter une politique européenne unifiée de droit d’asile qui doit être basée sur les normes internationales- Pour la suspension immédiate du règlement de Dublin II ;- Pour élargir les consultations au sujet de cette politique aux pays africains dans le cadre du sommet Afrique - Union Européenne qui se tiendra à Malte en novembre prochain et aux pays arabes concernés.- Pour créer des centres de sélection et d’accueil des personnes réfugiées et migrantes.A ce sujet, nous exprimons nos vives inquiétudes quant à la fonction de ces centres qui pourraient devenir des centres de détention et de tri des personnes. Nous nous y opposons.Nous exigeons que ces espaces soient des centres d’accueil, et que les acteurs de la société civile puissent y avoir accès, de même que les organisations internationales compétentes. Nous exigeons que les personnes accueillies dans ces centres soient libre de circuler en dehors, et que l’examen de leur situation individuelle de façon juste et équitable par les autorités impartiales et indépendantes y soit garanti. Nous demandons enfin que des moyens conséquents soient alloués pour assurer un accueil digne et des procédures respectueuses des garanties procédurales.- Pour que les violations des droits des personnes soient sanctionnées, que les victimes puissent porter plainte et obtenir réparation, qu’il s’agisse de violences perpétrées par des gardes-frontières, des policiers, des trafiquants, ou des passeurs.- Pour faire la vérité sur les personnes disparues en mer en poursuivant les criminels responsables.- Pour développer des couloirs légaux et sécurisés de passage et de sauvetage en mer des personnes migrantes et réfugiées.Nous exigeons la mise en place d’un mécanisme de suivi des actions et d’évaluations précitées en concertation avec la société civile.11. Nous opposons à toutes les initiatives et mesures sécuritaires de refoulement, d’externalisation des frontières et d’encouragement au retour des personnes réfugiées et migrantes.12. Réitérons nos propositions pour éviter l’improvisation et adopter une approche concertée, globale et cohérente visant à trouver une réponse internationale et humaine à la crise des personnes migrantes et réfugiées qui risque de se prolonger et de s’amplifier.13. Lançons un appel à la tenue d’une conférence mondiale sur la question de la crise humanitaire et existentielle des personnes migrantes et réfugiées avec la participation des acteurs de la société civile.14. Appelons à la vigilance et à la mobilisation continue de toutes les forces vives de la société civile pour protéger les droits des personnes réfugiées et des migrantesSignataires :Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'homme en Tunisie CRLDHTUnion générale tunisienne du travail UGTTForum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux FTDESFédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives FTCRRéseau euro-méditerranéen des droits de l'HommeConfédération générale italienne du travail CGILSOLIDAR
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Qualche informazione e appunti sul Forum Sociale Mondiale di Tunisi 24-28 marzo 2015

Qualche informazione e appunti sul Forum Sociale Mondiale di Tunisi  24-28 marzo 2015 dopo la riunione del Consiglio Internazionale    (in vista della riunione del Coordinamento Italiano per il FSM che si incontra a Roma, presso l’Arci, il 13 novembre alle ore 12.00)   Si è tenuto ad Hammamet, preceduto da una riunione della commissione metodologia, il Consiglio Internazionale del FSM per preparare il prossimo Forum Sociale Mondiale.    Ecco qualche informazione a caldo. Scusate la fretta, è solo per avere qualche elemento su cui riflettere prima della riunione italiana.   Date e luogo   Il Forum si terrà a Tunisi dal 24 al 28 marzo 2015.  Il 24 si terrà la assemblea delle donne e la  marcia di apertura.  Il 25 e il 26 saranno dedicati alle attività autogestite Il 27 ancora attività autogestite, poi assemblee di convergenza promosse da più organizzazioni Il 28 ancora le assemblee di convergenza, poi la presentazione delle assemblee in uno spazio pubblico, la marcia finale, dedicata alla Palestina - con una sintesi dei risultati delle assemblee nel corso dell’evento finale.    Il Forum si terrà nella stessa università Al Manara dello scorso anno.    Come sempre, ci saranno attività specifiche (seminari e forum speciali) nei giorni precedenti.  E come sempre dopo il Forum ci sarà la riunione del Consiglio Internazionale.   Tempistica per la registrazione delle attività.    Apertura sito web: 15 novembre Appello alla mobilitazione: 15 novembre Pre-registrazione delle attività: 15 novembre - 10 gennaio Pubblicazione delle proposte: 10 gennaio Formazione degli assi tematici: entro il 10 gennaio Agglutinazione auto-organizzata: 1 gennaio-30 gennaio Registrazione definitiva (con indicazione di sala, interpreti e asse): 1 febbraio-29 febbraio Proposte di convergenza: 15 febbraio-29 febbraio Agglutinazione delle convergenze: 1 marzo-10 marzo Pagamento attività: 1 febbraio-20 marzo Elaborazione del programma 1 marzo-20 marzo   Pagamento di attività, partecipanti e interpreti   Una organizzazione + 3 persone + 2 attività: 200 euro Una organizzazione + 3 persone ma senza attività: 150 euro Persone supplementari: 30 euro Attività supplementari, fino a un massimo di cinque: 50 euro   Interpreti per una attività, arabo + 1 altra lingua: 150 Interpreti per una attività, arabo + 2 lingue: 250 Interpreti per una attività, arabo + 3 lingue: 300   La situazione politica in Tunisia   Nella sessione dedicata alla analisi della situazione in Tunisia, questi sono stati alcuni degli elementi emersi dalla relazione che il comitato organizzatore tunisino ha affidato ad Abdeljelbib Bedoui, autorevole esponente storico della società civile democratica tunisina, fondatore del Forum dei diritti economici e sociali, ministro per qualche mese dopo la rivoluzione poi dimissionario.   La situazione finanziaria, economica e sociale del paese è in costante e progressivo degrado. Metà dell'economia ormai è informale, aumenta la disoccupazione, cresce il ruolo della economia illegale e criminale (anche in relazione con il terrorismo nella regione). In cinque anni il tasso di povertà è salito di dieci punti, il debito pubblico è quello estero sono grandemente cresciuti. Aumenta la corruzione. La classe media si impoverisce. Il tutto in un contesto regionale molto incerto e minaccioso, a partire dalla situazione esplosiva della confinante Libia.    In questa situazione si sono tenute le elezioni legislative. Accanto alle questioni democratiche e alla laicità, sui partiti al governo ha pesato molto l'incapacità totale di gestire una crisi così grande. Il voto ha penalizzato soprattutto le forze di governo, e grande è stato il "voto utile" a Nidaa Tounes per fermare Ennahda. Anche l'astensione è stata alta.    Il parlamento post elezioni si caratterizza quindi per una grande polarizzazione. 85 seggi dovrebbero andare a Nidaa Tounes, 69 ad Ennahda, 16 all'Unione Patriottica Libera (nuovo partito fondato da un ricco personaggio d'affari), 15 al Fronte Popolare che entra per la prima volta in Parlamento, 11 a liste piccole e indipendenti.    Importante l'invasione della sfera degli affari e del denaro nella campagna elettorale e nelle elezioni, e la marginalizzazione dei partiti antichi a vantaggio di formazioni di recente formazione.    Ci sono dubbi sulla stabilità parlamentare del prossimo futuro. Gli scenari possibili vanno da un governo di unità nazionale a un governo di coalizione. Ed è probabile che sarà di nuovo richiamato sulla scena il "dialogo nazionale" - il famoso quartetto di organizzazioni di società civile che ha mediato al tempo della crisi costituzionale evitando il disastro nel paese.    La società civile tunisina, consapevole delle difficoltà e anche dei propri limiti, si dice però giustamente orgogliosa di essere sempre stata capace di giocare un ruolo positivo nei momenti difficili.    Per quanto riguarda il Forum, tutto l'appoggio istituzionale necessario è stato già garantito prima delle elezioni. Il comitato organizzatore è convinto che il Fsm si svolgerà in un momento positivo: il governo sarà stato formato da poco, avrà bisogno di accreditamento internazionale e di conquistare consenso.    Il comitato organizzatore tunisino è già al lavoro per la mobilitazione locale, che quest'anno si svolgerà per grandi temi - con incontri e forum diffusi nel paese per favorire la partecipazione della cittadinanza e non solo degli attivisti già impegnati.      Il futuro del Forum e il bisogno di convergenza dei movimenti sociali.    Una giornata è stata dedicata alla situazione internazionale e al futuro del Forum, con relazioni di Gustave Massiah e Chico Whitaker.   Il dibattito ha evidenziato il grande bisogno di convergenza che caratterizza questa fase di movimento, dove tante sono le resistenze e le alternative ma dove è altrettanto grande la dispersione e la disconnessione - che fa perdere tutti di efficacia.    (Si è anche riaperto l'annoso dibattito su come costruire l'assemblea delle assemblee finale, che nell'ultima edizione di fatto non c'è stata. Una ipotesi, sulla quale si lavorerà strada facendo, è di chiedere poche righe di sintesi alle assemblee di convergenza per produrre almeno un testo comune breve, che potrebbe essere letto nell'evento finale.)   Si organizzerà, probabilmente il giorno prima del Forum, un incontro aperto alle reti, ai movimenti, agli attori sociali e agli intellettuali - dentro o fuori dalla dinamica del Fsm.  La proposta è di preparare insieme, nel prossimo periodo, un grande incontro internazionale di discussione su "di cosa abbiamo bisogno per diventare più forti e più efficaci?", per tematizzare quello che sembra a tutti il tema principale.    Il mondo cambia rapidamente, cambia l'equilibrio geopolitico e si modificano gli assetti globali. Il capitalismo finanziario non sta pagando il prezzo della sua stessa crisi, è anzi più che mai all'offensiva in tutto il pianeta. Le resistenze e le alternative sono tante, diffuse, ma frammentate -anche perché la diversità regionale si è accentuata.    Non riusciamo ad avere l'impatto e l'unità necessaria e mancano strumenti adeguati per farci più forti. Questa difficoltà va guardata in faccia, anche per pensare come innovare ed eventualmente trasformare il processo Fsm perché riesca a dare un contributo all'altezza dei tempi.    È una necessità anche perché, parafrasando Gramsci, quando il vecchio mondo finisce e quello nuovo stenta ad arrivare, in quel vuoto crescono i mostri. Non possiamo perdere tempo. Da questo punto di vista, tutti considerano assolutamente interessante e straordinario l'incontro del Papa con i movimenti popolari, organizzato in relazione con i Sem Terra.   È quindi aperta nel Consiglio Internazionale una riflessione sul futuro, che cercherà di coinvolgere anche attori nuovi o coloro che si sono allontanati dalla gestione del processo.   Alcuni pensano che, prima di decidere il nuovo evento FSM, dovremmo passare per una grande scadenza globale di riflessione politico-strategica. Nel frattempo però va avanti anche la discussione (per ora non consensuale) fra gli attori canadesi per avanzare la proposta di un FSM in Canada. Questa discussione si farà nel Consiglio Internazionale a Tunisi dopo il FSM.   Nel frattempo, emerge già chiaramente che Parigi, a dicembre 2015, intorno al tema della giustizia climatica può diventare, mentre si svolgerà la COP sul clima, un momento importante è molto grande di convergenza fra diverse tematiche e regioni del mondo. La coalizione francese è grande e unitaria, si è già tenuta una riunione internazionale, Tunisi ne ospiterà un'altra.    Solidarietà   Le organizzazioni presenti nel Consiglio Internazionale, attraverso firme di appelli e flash mob, hanno partecipato alla manifestazione globale di solidarietà con la resistenza curda SAVE KOBANE. Hanno condannato l’uccisione in Francia di Remi, giovane manifestante, da parte della polizia durante una manifestazione contro una diga. Hanno manifestato solidarietà alle forze democratiche messicane, impegnate contro la repressione e i massacri di giovani manifestanti di cui recentemente si sono avuto prove. E hanno sottoscritto un appello per la democrazia in Burkina Faso, e per la Palestina.            
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ITALIA GIORNATA INTERNAZIONALE DEL RIFUGIATO

ITALIA   GIORNATA INTERNAZIONALE DEL RIFUGIATOQuando la disperazione e le tragedie umane diventano un business colossale per le mafie internazionali con la consapevole connivenza degli Stati, di un'Europa priva di identità e capacità politica, di un'Italia capace solo di dire "batteremo i pugni sul tavolo". Milano crocevia della tratta per l’Europa — Nicola Grigion, MILANO, 19.6.2014 Giornata internazionale del rifugiato. Guardati da via Albini ministri e scafisti appaiono molto simili: sia gli uni che gli altri gestiscono le frontiere: i primi decidono gli ostacoli per gli ingressi, i passeur mettono i mezzi per superarli. E il «traffico di profughi» diventa un business Quando arri­viamo davanti al distri­bu­tore auto­ma­tico di bibite all’incrocio con via Aldini, abbiamo la sen­sa­zione di aver inter­rotto una discus­sione impor­tante. La trat­ta­tiva che è in corso lì den­tro è di quelle serie. Sul piatto ci sono le spe­ranze di intere fami­glie. Si parla di con­fini e di bloc­chi alle fron­tiere ma non siamo a Bru­xel­less e non si tratta dei pugni che Renzi e Alfano dovreb­bero sbat­tere sul tavolo dell’Unione Euro­pea. Siamo sul ciglio di una strada di Milano e in quei pochi metri qua­drati si deci­dono vera­mente le strade dei pro­fu­ghi in Europa. Le stesse scene si ripe­te­ranno qual­che ora più tardi, nel cuore della notte, ai bordi delle strade, in maniera molto più pla­teale.È così che fiumi di parole della poli­tica si tra­sfor­mano in carta strac­cia. In quella trat­ta­tiva nep­pure tanto nasco­sta c’è tutta l’ipocrisia delle poli­ti­che euro­pee sull’immigrazione. Guar­dati da que­sta ango­la­zione i mini­stri e i traf­fi­canti sem­brano molto simili. Sia gli uni che gli altri discu­tono dei modi per gestire le fron­tiere. I primi deci­dono il per­corso ad osta­coli, i secondi ci met­tono l’auto per supe­rarli. A nes­suno inte­ressa gran­ché del diritto dei migranti di sce­gliere dove andare.È la sto­ria di ogni notte in via Aldini, davanti al cen­tro di acco­glienza del «Pro­getto Arca», che con il Comune sta gestendo «l’emergenza siriani». Capan­nelli di gente che per­fe­zio­nano accordi già presi qual­che ora prima, baga­gliai aperti cari­chi di vali­gie, qual­che saluto ed un po’ di dif­fi­denza mista a paura. In quella via le norme euro­pee, quel fasti­dioso rego­la­mento Dublino che ingab­bia i richie­denti asilo nel primo paese di approdo, cadono sotto i colpi dell’inarrestabile desi­de­rio di ricon­giun­gersi ai parenti, di lasciare l’Italia che poco ha da offrire dopo aver abban­do­nato la Siria, la Tur­chia, l’Egitto e poi la Libia, che da offrire ave­vano invece solo morte. Ed anche qui, così come nel con­ti­nente afri­cano, tutto ha un prezzo. Ma men­tre nel Canale di Sici­lia si pro­clama una guerra in nome della lotta ai traf­fi­canti, con tanto di pat­tu­glia­menti e con­trolli radar, a Milano non ci sono inse­gui­menti, spa­ra­to­rie o arre­sti. Qui sul traf­fico di essere umani non viene spesa nep­pure una parola. Da que­ste parti gli sca­fi­sti su strada, anzi, risul­tano utili, per­ché garan­ti­scono la decon­ge­stione dei cen­tri ita­liani e un note­vole rispar­mio di risorse. Non si illu­dano i lega­li­tari, per­ché fer­mare i pas­seur non baste­rebbe comun­que a bloc­care le tra­iet­to­rie di chi fugge. Ma se que­sto pas­sag­gio avve­nisse alla luce l’Europa sem­bre­rebbe certo qual­cosa di più di un agglo­me­rato di egoi­smi nazio­nali. I migranti, in ogni caso, a pre­scin­dere da Alfano, Bar­roso e Dublino III, le fron­tiere le attra­ver­sano eccome e lo fanno pagando. Anche per loro i traf­fi­canti sono utili davanti all’imperdonabile ipo­cri­sia euro­pea. Il tarif­fa­rio può oscil­lare tra i 500 ed i 1.000 euro a per­sona per rag­giun­gere la Ger­ma­nia, tra i 1.000 ed i 2.000 per la più ambita Sve­zia. Qual­cuno fa il furbo e non ti porta a desti­na­zione, come è capi­tato qual­che giorno fa ad una fami­glia lasciata sul ciglio della strada in zona Varese, o ad una donna che ha pagato per lei e suo figlio ma poi ha visto scom­pa­rire il pas­seur die­tro l’angolo. Ma anche que­sti rischi fanno parte della sfida, e il mer­cato non si ferma.Verso la fine del 2013 i respin­gi­menti alla fron­tiera erano fre­quenti. In Sici­lia veni­vano prese le impronte digi­tali a chi sbar­cava dalle navi di «Mare Nostrum» e tutto risul­tava più dif­fi­cile, poi, dopo un periodo più mor­bido, in que­sti ultimi mesi, le fron­tiere verso la Sviz­zera e l’Austria, quelle fer­ro­via­rie, sono tor­nate ad essere pres­so­ché impra­ti­ca­bili. Ma se si parte in mac­china e ci si muove verso la Fran­cia tutto diventa più sem­plice. Chi è qui è dispo­sto a pagare prezzi da capo­giro: due­mila, tre­mila euro per un’intera famiglia. Hanno speso tanto per rag­giun­gere Milano, ora vogliono arri­vare fino in fondo, a qual­siasi costo. C’è anche chi, più sfor­tu­nato, ha dovuto lasciare le impronte digi­tali nei cen­tri del sud, altri invece hanno già in tasca un’espulsione di un paese euro­peo. Per loro tutto è diven­tato più dif­fi­cile ma non demor­dono. Chi non ha con sé il denaro, se lo fa spe­dire dai parenti. Il desi­de­rio più grande, che è insieme anche una pre­oc­cu­pa­zione, è quello di far tor­nare a stu­diare i bam­bini, grandi e pic­coli. Occorre qual­che giorno per tro­vare un pre­sta­nome che ritiri il denaro da uno dei tanti Money Trans­fer del capo­luogo lom­bardo e tutta la rigida mac­china del con­fine diventa imme­dia­ta­mente più fluida, per­mea­bile, lasciando sullo sfondo la sen­sa­zione che ogni ope­ra­zione di con­trollo, ogni irri­gi­di­mento dei dispo­si­tivi for­mali della fron­tiera, ogni reto­rica sulla chiu­sura dei con­fini, non ser­vano ad altro che ad alzare le quo­ta­zioni di un posto verso la meta, a deci­dere il grado di dif­fi­coltà del viag­gio.Così il «dio denaro» si è rita­gliato la sua parte anche in que­sta ultima «emer­genza». E a Milano, in que­ste notti di giu­gno, così come ormai avviene da otto­bre, la libertà è a paga­mento e si con­tratta agli angoli delle strade. http://ilmanifesto.info/milano-crocevia-della-tratta-per-leuropa/
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La Carta di lampedusa per ridisegnare le rotte nel mediterraneo di Andrea Colasuonno

La Carta di Lampedusa per un nuovo paternariato euromediterraneo Di Andrea Colasuonno               Risale al 2008 l’ultima proposta di paternariato euromediterraneo, anch’essa naufragata, per molti fortunatamente, dopodiché più nulla. Fu lanciata dall’allora presidente francese Sarkozy, denominata “Unione per il Mediterraneo” (UpM), e pensata per far progredire il processo di avvicinamento fra sponda Nord e sponda Sud del Mare Nostrum iniziato nel 1995 con il “Processo di Barcellona”.             Questo fu lo strumento attraverso il quale l’Unione Europea pensò di trattare con i vicini magrebini, mediorientali e balcanici così da conseguire obiettivi politici, garantendo sicurezza e stabilità; economici, istituendo una zona di libero scambio; infine culturali, promuovendo i diritti civili. Fu un approccio che fece sperare in tanti promettendo una politica verso i Paesi Terzi del Mediterraneo non più affetta da tendenze coloniali ma orientata ad una leale cooperazione.             Il “Processo” nel corso di quasi 20 anni ha visto alternarsi periodi di entusiasmo (pochi e brevi) ad altri di stagnazione, ha cambiato natura e strategia diverse volte (da “Processo di Barcellona” nel 1995 a “Politica europea di vicinato” nel 2004, a “Unione per il Mediterraneo” nel 2008), ha visto ridurre progressivamente i fondi a sua disposizione, ha assistito infine al fallimento dei suoi propositi.  Le ragioni strutturali del mancato successo, al di là di quelle geopolitiche, sono state la disparità di potere contrattuale fra un’UE ricca e compatta da una parte e singole nazioni, nel migliore dei casi, in via di sviluppo dall’altra; il fatto che si sia proceduti puntando per prima cosa, come fu per l’Europa, sulla creazione della zona di libero scambio, rendendo dunque sospettosi gli arabi; l’essere state operazioni per lo più istituzionali nelle quali si è faticato a coinvolgere la società civile.             Il Mediterraneo tuttavia, in attesa che si decidesse l’assetto amministrativo da dargli, ha continuato a fare quello che fa da millenni, ciò che meglio gli riesce: mischiare, corrompere l’integralismo culturale e politico delle sue rive, l’una con l’altra. E allora, paternariato o meno, dal 2010 in poi ci sono state le primavere arabe, la sponda Sud del bacino ha subìto epocali rivolgimenti, le ondate migratorie sono riprese potenti e l’Europa impaurita e dimentica dei buoni propositi di vent’anni prima, si è chiusa, trasformando il mare meticcio per eccellenza in un fossato armato e invalicabile.             Al centro di tutto ciò si è trovata Lampedusa, isola italiana ma situata più a sud di Tunisi e Algeri, un tempo punto chiave delle rotte di fenici, greci, romani e arabi ed oggi “porta d’Europa”. Qui, vista la sua vicinanza all’Africa, dal 2002 al 2013 si sono avuti quasi 200 mila sbarchi di migranti e, purtroppo, i naufragi più agghiaccianti. Certamente lo è stato quello del 3 ottobre scorso, che ha causato più di 300 vittime e ha avuto un grande impatto sull’opinione pubblica. In quell’occasione si è visto quanto fossero ingiuste e infelici le politiche europee e italiane in fatto di immigrazione e proprio per provare a cambiarle è nata l’idea della “Carta di Lampedusa”.             “Non è una proposta di legge o una dichiarazione degli Stati e dei Governi, ma il risultato di un processo costituente e di costruzione di un diritto dal basso”, spiegano i promotori dell’iniziativa, una sorta di “manifesto del migrante” in cui racchiudere i principi chiave a cui qualunque politica migratoria dovrebbe guardare per ritenersi legittima. Alla stesura definitiva della “Carta” si è giunti fra il 31 gennaio e 3 febbraio, quando associazioni, movimenti, reti e organizzazioni si sono incontrate sull’isola simbolo della questione migratoria per discutere e dare una linea di risoluzione alla problematica in tutte le sue sfaccettature: dagli arrivi, alla prima accoglienza (CIE, CARA, CPSA), all’integrazione, allo ius soli.             La “Carta” dunque adesso c’è, ed è definitiva, e a leggerla bene potrebbe essere un documento valido per tematiche più ampie rispetto a quella precipua per cui è stato pensato. Essa parte affermando diritti fondamentali quali la libertà di movimento, di scelta, di realizzare il proprio progetto di vita, che potrebbero fungere da pilastri fondanti sui quali riavviare la discussione euromediterranea dandole un’impronta solidaristica più che neo-coloniale, come è parso negli ultimi anni con l’Upm.             Del resto è un atto, quello di Lampedusa, che elimina le tare genetiche accennate sopra, responsabili da sempre del fallimento di qualunque politica euromediterranea. Sull’isola si è scritto un documento grazie al lavoro e all’interessamento esclusivo della società civile sia della sponda nord che di quella sud del bacino, le istituzioni ne sono rimaste fuori; non accenna a questioni economiche, ad aree di libero scambio, ma è tutta concentrata su diritti e dignità umana; non tiene alcun conto dei rapporti di forza propri della geopolitica, ma è costruita a misura dell’individuo.             Viste queste fattezze, “La Carta di Lampedusa”, potrebbe rassicurare gli arabi, da sempre preoccupati e guardinghi verso un Occidente famelico, e costituire la base di discussione  per un rilancio dello stagnante processo euromediterraneo. Si potrebbe pensare alla “Carta” come a una proto-costituzione per la macro-regione euromediterranea che verrà. Del resto di sangue versato affinché si arrivasse ad essa ce n’è stato fin troppo, come per tutte le costituzioni che si rispettino.             Moro diceva che “nessuno è chiamato a scegliere fra l’essere in Europa ed essere nel Mediterraneo, poiché l’Europa intera è nel Mediterraneo”, se dunque questa è l’ineluttabilità del nostro destino, e Lampedusa, la sua storia e le sue vicende lo dimostrano, la nuova “Carta” sembra il modo più onesto e coraggioso di affrontarlo.    
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