Matriarcat berbère Maure Beydane face à l’islam : plus tu as de maris, plus tu es respectable

Matriarcat berbère Maure Beydane face à l’islam : plus tu as de maris, plus tu es respectable  « Je vous assure que nous respectons bien les hommes. D’ailleurs, c’est l’islam qui nous guide en ce sens ». Les Maures (ou Mauri) est le nom donné aux populations arabo-berbères métissés vivant au Sahara et dans les territoires sud, côtoyant les populations noires. Ils n’ont pas grand chose à voir avec les Maures d’Espagne, étant donné que ni leur dialecte ni leur culture ne sont apparentés. Le terme « Maure » leur a été attribué car ils étaient la seule population d’origine nord-africaine trouvée dans le sud du Sahara. Le constat qui suit concerne principalement les femmes appartenant au sous groupe “maure blanc“ (Beydane) de la communauté arabo-berbère. Il est probable que, dans le processus d’assimilation de la culture arabo-berbère, le sous-groupe “maure noir » (Haratine) a subi l’influence des éléments matriarcaux, mais les manifestations de cette imprégnation semblent moins visibles. Lire Matriarcat Sahraoui (Maroc) : jusqu’au 17ème siècle avant l’arrivée de l’islam Matriarcat berbère & Islam arabe en Mauritanie Par Natacha David. Enjeux internationaux, Bruxelles. Reproduit dans Courrier international, supplément au n° 926-7-8 du 1 août 2008. Jouissant de plus de liberté et de pouvoir que dans le reste du monde arabe et musulman, les femmes de Mauritanie en imposent à leurs époux. Les caractères patriarcaux de la société islamique sont tempérés par des survivances, encore vivaces, de règles matriarcales qui offrent à la femme maure une marge d’autonomie et d’autorité dans la sphère domestique dont ne jouissent pas les femmes des autres communautés. Sans égaler la position sociale de la femme touareg, autour de laquelle la société est structurée (système matrimonial et matrilinéaire ; dévolution du pouvoir par la lignée maternelle ; propriété exclusive de la tente dont elle peut chasser le mari en cas de mésentente), la femme arabo-berbère jouit d’une déférence certaine de la part des hommes, ainsi que d’une tolérance et d’une d’autonomie dans son ménage nettement plus étendue que celles dont bénéficient les femmes des autres communautés. Lire Matriarcat Touareg (Sahara) : culte de Tin Hinan reine-mère fondatrice des hommes bleus Les femmes portent la culotte Biha El-azza Heidoud, première femme cameraman mauritanienne, a inversé ma question : je lui demandais si les femmes mauritaniennes se sentaient respectées par les hommes. Un malentendu qui semble conforter l’idée répandue que les femmes maures porteraient la culotte sous leurs melahfas, ces voiles légers multicolores, aux antipodes des voiles noirs opaques, chargés de soumission, qui assombrissent d’autres républiques islamiques. Une liberté qui déplaît au régime islamique Avec son chant lancinant et dépouillé, sa musique mariant instruments traditionnels et guitares électriques, Malouma, la blueswoman mauritanienne issue d’une lignée de griots, incarne une liberté de ton rebelle, qui lui a valu dix ans de mise à l’index sous le régime autoritaire précédent. « Notre Islam, ce n’est pas l’islam dont on parle à la télévision. Nous dirigeons, malgré le voile », explique cette mère de quatre enfants, devenue sénatrice après avoir fait campagne avec l’opposition aux dernières élections. Liberté sexuelle et empire des femmes Déjà au XVIe siècle, le géographe maghrébin Ibn Battuta, observant que « les hommes ne sont nullement jaloux de leurs épouses », est interloqué de ce qu’il voit dans la région orientale de l’actuelle Mauritanie. Cinq siècles plus tard, l’explorateur René Caillié s’étonne de ce que les femmes maures « servent rarement » leurs époux, sur lesquels à ses yeux « elles conservent plus d’empire  » que les Françaises. Position dominante et divorce aisé « Les femmes maures sont très difficiles. Si elles ne sont pas assez gâtées à leur goût, elles divorcent pour un rien, en tout cas dans les milieux matériellement aisés, où les filles sont éduquées. Auparavant, le mariage, c’était l’alliance entre deux tribus ; et, si la femme s’en allait, toute la tribu de l’homme était déshonorée. Alors, tu faisais tout pour gâter ta femme, afin d’éviter qu’elle ne te quitte. Les anciennes transmettent à leurs filles que la femme doit avoir une position dominante », m’explique Niang Mamadou. En charge des relations extérieures et de la coopération du syndicat indépendant CGTM, il souligne la différence avec les ethnies négro-africaines du sud du pays. « Dans mon ethnie, la femme doit être soumise, seule la mort peut la séparer de son mari et elle doit accepter la polygamie. » Pas de couple fusionnel, les visites nocturnes A l’opposé de l’image du couple fusionnel à l’occidentale, dans la vie quotidienne traditionnelle maure, les époux ne se retrouvaient que pour la nuit. Ce qui n’empêchait nullement la femme d’être libre de sortir du foyer à sa guise et même d’y recevoir des invités masculins. Apportée en dot par la femme, la tente, la khayma, était l’unité sociale première, placée sous sa seule responsabilité et son entière propriété.Un code de conduite contre les violences conjugales Les femmes des communautés maures, sauf cas exceptionnels, jouissent d’un statut qui les protège de la violence directe des hommes. Le code de conduite matriarcal régissant les relations entre les hommes et les femmes (idéalisation, déférence, tolérance, interdits relatifs aux coups et aux insultes) reste encore vivace. Á telle enseigne que c’est, au contraire, l’homme qui subit et accepte les insultes et, parfois les coups de sa compagne. Les violences physiques à l’encontre des femmes ne sont pas pour autant inexistantes.Maîtresse absolue du foyer « Chez les Maures, en l’absence de l’épouse, qui visitait régulièrement ses parents, la tente était abattue ou inoccupée, le mari se réfugiait dans une tente voisine ou sous un arbre. Il eût été honteux, ridicule, à vrai dire impensable qu’il occupe l’espace féminin hors de cette présence tutélaire », explique l’ethnologue Pierre Bonte.Le prestige du divorce Touchant près de 40% des femmes (deux fois plus de Maures que de Négro-Africaines) le divorce est un sujet très sensible. « La tradition, c’est que plus tu as eu de maris, plus tu es respectable. Pas comme au Maroc, où c’est perçu comme une tare sociale, ou au Mali, où il est difficile pour une divorcée de trouver un emploi », explique Mahjouba Mint salek, syndicaliste et vétérane du combat pour l’égalité. Contrairement à certaines idées reçues, la fréquence des divorces n’est ni la conséquence prévisible d’une inversion des rôles sociaux “naturels“ ni un indice de permissivité d’une société. Les divorces sont également nombreux dans la société targuie. En fait, il s’agit là d’une des constantes des sociétés matriarcales. “La stabilité du mariage et la fréquence des divorces qui lui est corrélative sont assujetties aux conditions d’affiliation des individus aux groupes et aux modes de constitution de ces derniers : les divorces sont ainsi plus nombreux dans les sociétés matrilinéaires que dans les autres sociétés“.Quatre enfants de trois pères différents« J’ai été mariée trois fois. Les nouvelles épouses de mes ex-maris sont gentilles avec moi et mes enfants ; c’est comme un grand clan où tout le monde me respecte. Auparavant, la jalousie était terrible, car le foyer était le seul faire-valoir des femmes. Maintenant, elles commencent à avoir d’autres sources d’épanouissement. J’ai quatre enfants de trois pères différents – trop peu, au goût de mes parents. »Les charmes de la femme, danger pour l’ordre social patriarcal Cette tradition tient à un mélange de réminiscences de l’ancien matriarcat berbère et d’héritage de la dynastie berbère des Almoravides, où la femme était la maîtresse du foyer. Comme dans le reste du monde arabe, la femme, par ses charmes, est toutefois source de danger pour l’ordre social patriarcal, mais plutôt que de la voiler et de la cloîtrer, la société maure conjure ce danger « en assignant à la femme le statut d’objet inaccessible et parfait », socle d’une culture du désir masculin inassouvi plutôt que de domination.Survivances et vestiges de l’ancien matriarcat berbère Les différences dans les statuts des femmes mauritaniennes ont leur origine dans l’importance des survivances du matriarcat dans les différents environnements humains. Fruit d’un double héritage socioculturel, la société maure s’est bâtie, au long des siècles, en une synthèse civilisationnelle intégrant les apports berbères et arabes autour de la dynamique islamique. Si la société maure est patriarcale, elle se caractérise par des survivances relativement fortes du matriarcat, un des traits distinctifs des sociétés berbères. Lire Matriarcat Berbère (Maghreb) : des résistantes à l’islam aux amazones de KadhafiMatriarcat privé, islam publique La société arabo-berbère, plus que toutes les autres sociétés mauritaniennes, est caractérisée par la dualité qui préside à son organisation sociale et à son fonctionnement. La coexistence entre un système matriarcal (même à l’état de vestiges) et un système patriarcal à prétention hégémonique est une source potentielle de conflits infinis et multiformes qui traversent les relations entre les hommes et les femmes, et investissent leur quotidien.   « Il y a une superposition de deux systèmes. Traditionnellement, dans l’espace nomade, les femmes sont très présentes sur le plan individuel et familial. Mais, au niveau de l’espace public, cela reste une société patriarcale liée à l’islam ; ainsi, les assemblées communautaires dans les mosquées ne comprennent pas de femmes. Elles sont présentes dans tous les secteurs de la production, comme le commerce, la pêche ou l’industrie, mais pas dans les cercles de décision. Les nouveaux quotas vont sans doute leur donner le goût de se battre pour plus d’espace public », espère Hindou Bint Ainina, rédactrice en chef du Calame, un journal indépendant.Quotas, scolarisation, et excision La Constitution de 2005 réserve aux femmes un quota minimal de 20% dans les différentes assemblées et, depuis février 2007, elles bénéficient aussi d’un quota minimal de 20% dans l’administration. Lors des élections de 2006 et 2007, pour la première fois libres et démocratiques, elles ont remporté 30% des sièges locaux et 21% des sièges législatifs. La Mauritanie se distingue aussi par un taux record de scolarisation des filles : autour de 70% à l’école primaire. Le taux des filles dans l’enseignement secondaire est aussi en augmentation, mais reste freiné par les mariages précoces et le manque d’accessibilité des collèges en zone rurale. A l’inverse de l’éducation, les indicateurs de santé sont alarmants. La mortalité maternelle reste très élevée. Interdite, l’excision subsiste clandestinement, touchant quelque 70 % des Mauritaniennes.L’autre Mauritanie : arabe, islamique et patriarcaleSupériorité “naturelle“ de l’homme et infériorité de la femme L’ordre social est avant tout celui de la hiérarchie qui établit la supériorité “naturelle“ de l’homme sur la femme. Ce principe premier est la pièce centrale du socle idéologique du système patriarcal. La légitimation que lui apportent les normes juridiques (fondées sur la religion et les coutumes) et les pratiques sociales ont assuré sa pérennité. Au fil des siècles, une interprétation de plus en plus conservatrice de la loi islamique a accru la “minorisation“ et la marginalisation de la femme, et même l’a pratiquement exclue de la sphère publique. Inférieure à l’homme, la femme a un devoir (obligation) de soumission à son égard. Si ce principe est tempéré par les vestiges d’un matriarcat ancien, en milieu arabo-berbère, sa rigueur ne s’en applique pas moins, juridiquement, à l’ensemble de la société.Le gavage des fiancées arabesA la tombée du jour, quand le sable du stade de Nouachkott tiédit, les baskets de courageuses dodues dépassent des melhfas. « J’ai des problèmes de diabète et d’hypertension, je veux maigrir, même si mon mari n’est pas ravi », m’explique, le souffle encore court de son exercice, Yahfada, employée de banque. Au sein de l’élite urbanisée, les régimes ont fait leur apparition, au rebours de l’idée qu’il faut être bien potelée pour porter noblement son melahfa. La lutte pour survivre à la rudesse du désert avait en effet conduit à l’adulation de l’obésité et au gavage des fillettes. Toutou, 10 ans, 80 kilos vaut plus de 50 chameaux Odette du Puigaudeau, aventurière du désert venue se perdre en 1933 sur ces terres alors interdites, raconte, horrifiée, comment, alors qu’elle était l’hôte de la tribu de l’émir Ould-Deïd, elle fut « éveillée en pleine nuit par l’ordre répété : Charbi ! (tu bois !), entrecoupé de pleurs et supplications d’une enfant, un homme agenouillé à ses pieds lui serrant les orteils entre deux bâtons à chameaux ». Avec son « torse bourrelé de graisse », la peau distendue « fendillée de minces gerçures roses », Toutou, de la taille d’une enfant de 10 ans, pesait bien 80 kilos. Grâce à ce supplice par lequel « les fillettes paient la gloire d’être des animaux de luxe, Toutou valait plus de 50 chameaux », qu’offrirait pour l’épouser « quelque vieux chef riche ». Pour domestiquer l’épouse par les vieux maris Cette accumulation de kilos réduisait la femme à l’inactivité, de quoi faire la fierté des maris capables d’y suppléer par une domesticité nombreuse. Sur le plan sexuel, cette passivité s’inscrivait aussi dans le code culturel voulant que la femme n’affiche que dédain et désinvolture par rapport à son mari. A l’origine signe extérieur de richesse des familles aisées, le gavage est peu à peu aussi devenu un calcul économique, mieux valant marier les filles inactives au plus vite. Pour contrer les chants d’amour traditionnels magnifiant les rondeurs, le ministère de la Santé a même commandité des chansons romantiques célébrant la minceur et ostracisant l’obésité. Heureusement en régression, le gavage touche aujourd’hui moins d’une Mauritanienne de moins de 19 ans sur dix, contre un tiers de celle de 40 ans et plus. Selon la journaliste Hindou Bint Ainina, « même dans les campagnes, le gavage n’est plus imposé. Si c’est toujours pratiqué, c’est un choix. » La polygamie, symbole de virilité et de richesse Chez les Négro-Mauritaniens en revanche, la polygamie, symbole de virilité et de richesse, reste très répandue. A défaut de l’interdire, le nouveau Code de la famille la décourage, la conditionnant à l’acceptation de la première épouse. Chez les Maures, la monogamie règne de fait, comme une exigence des femmes en dépit de la tolérance de l’islam à son égard.
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Un conflitto che dura da venticinque anni Guerre del golfo 1991/2016. Era in gioco non il Kuwait ma la leadership del mondo post-bipolare

Un conflitto che dura da venticinque anni Guerre del golfo 1991/2016. Era in gioco non il Kuwait ma la leadership del mondo post-bipolare Gian Paolo Calchi Novati EDIZIONE DEL16.01.2016 PUBBLICATO15.1.2016, 23:59Il mondo era cambiato, doveva cambiare o forse, più propriamente, stava cambiando. Nessuno poteva dire con certezza come sarebbe cambiato. Il 1989 era alle spalle. La simbologia del Muro riempiva l’immaginario. Il violoncello di Mstislav Rostropovich era risuonato a Berlino sull’antico confine. Bush pensava a come gestire in futuro le alleanze della guerra fredda. Gorbaciov tentava di salvare i resti dell’Unione Sovietica. Fu necessario un azzardo di Saddam Hussein, considerato un satrapo di provincia e quindi manipolabile, per accelerare l’ora della verità sul bipolarismo, sull’Onu, sull’Europa e sul Sud del mondo rappresentato intanto dall’Iraq e dal Medio Oriente. Il colpo di mano che portò all’occupazione irachena del Kuweit nacque come un regolamento di conti fra governi arabi al termine della lunga guerra fra Iraq e Iran, lanciata da Saddam nel 1980 e chiusa nel 1988 con un nulla di fatto. Di per sé lo scontro fra Iraq e Iran era un capitolo ulteriore della storia iniziata nel VII secolo con l’espansione dell’islam e dell’arabicità verso est. La rivoluzione di Khomeini era uscita dagli schemi che parevano acquisiti introducendo la religione al posto delle ideologie mondane. All’interno della comunità musulmana, tornò d’attualità la faida fra sciiti e sunniti. L’Iraq, dove gli sciiti erano maggioranza ma con un apparato di potere tradizionalmente controllato dall’establishment civile e militare sunnita, si scoprì vulnerabile. Rispetto a oggi, negli anni Ottanta del secolo scorso gli stati del Medio Oriente dimostrarono una tenuta a tutta prova. Durante la guerra i confini furono violati da incursioni aeree e puntate via terra ma alla fine furono ripristinati com’erano prima. Gli appelli dei due governi a possibili «quinte colonne» nel corpo nazionale, etnico o settario del «nemico» non furono decisivi e non spostarono i termini del conflitto. La stabilità delle frontiere era un punto fermo per la prassi della competizione Est-Ovest. Per molti aspetti, però, la guerra Iraq-Iran non rispettò le logiche e gli schieramenti della guerra fredda. Stati Uniti e Urss interferirono in vari modi nel conflitto, anche con forniture di armi (soprattutto all’Iraq), ma senza un’identificazione netta a favore dell’uno o l’altro dei due contendenti e cambiando posizione a seconda dell’andamento della guerra. Lo stallo era preferibile a un esito che vedesse un vincitore e un vinto. Saddam si faceva forte del merito di aver combattuto una guerra panaraba anche per proteggere le monarchie del Golfo, minacciate dal vento rivoluzionario che spirava da Teheran con in più la minaccia sciita. Il Kuweit, già accusato da Baghdad di tramare contro, ardì sollecitare il rimborso dei milioni di dollari delle petrolcrazie che avevano permesso all’Iraq di resistere, con enormi perdite, per quasi dieci anni. Baghdad aveva rivendicato in passato un diritto sull’intero territorio dell’emirato. Il contenzioso Iraq-Kuweit era ben noto agli Stati Uniti. C’era stato in merito un colloquio fra Saddam e l’ambasciatrice americana che, secondo una versione mai veramente smentita, si era lasciata sfuggire una frase che il presidente iracheno aveva creduto di scambiare per una luce verde. A confermare il superamento delle leggi della guerra fredda, non valeva più il tabù dell’inviolabilità delle frontiere? Il territorio del piccolo emirato fu invaso dall’esercito iracheno il 2 agosto 1990 e di lì a poco annesso formalmente all’Iraq. Nei primi giorni si consumò la rottura fra Iraq da una parte e Arabia Saudita e maggioranza della Lega araba dall’altra. L’Egitto approfittò dell’emergenza per riabilitarsi riportando il Cairo al centro. Dopo un’iniziale cautela, il re saudita si convinse o fu convinto di essere in pericolo e chiese la copertura degli Stati Uniti. Fu allora che per la prima volta truppe americane furono ammesse sulla terra che ospita i «luoghi santi» dell’islam facendo gridare al «sacrilegio». I mesi che separano l’agosto 1990 dal gennaio 1991 sancirono il passaggio dalla confrontazione Est-Ovest a un diverso scenario imperniato sul rapporto conflittuale Nord-Sud. L’Unione sovietica subì l’iniziativa di Bush senza rendersi conto subito di essere un bersaglio indiretto del neo-egemonismo americano. Gorbaciov si illuse di poter riportare Saddam alla ragione. L’America non avrebbe certo permesso a Mosca di chiudere l’era bipolare con un successo di quelle proporzioni. Seguirono tentativi di mediazione e ultimatum, ma ogni compromesso con Saddam si rivelò impossibile. In pochi si resero conto che la posta non era la sovranità del Kuweit bensì la leadership del mondo post-bipolare. Oltre alla Russia, anche l’Europa uscì fatalmente ridimensionata. Se qualcuno (Mitterrand?) aveva immaginato di superare la guerra fredda in avanti, con una maggiore libertà d’azione sulla scena internazionale, coltivando relazioni privilegiate con i paesi del Terzo mondo più vicini o più utili (il petrolio), restò deluso. Bush senior vinse la guerra ma non spinse le truppe americane fino a Baghdad. Quella «mezza vittoria», del resto coerente con il mandato dell’Onu, darà lo spunto nel 2003 a Bush junior — fra imperizia, oltranzismo e ossessioni edipiche — per la seconda o terza guerra del Golfo. È così che i raid dei bombardieri americani su Baghdad in quella notte fra il 16 e il 17 gennaio 1991 possono essere considerati il primo atto di una guerra che è continuata ininterrottamente fino a oggi sconvolgendo l’equilibrio e lo stesso status quo territoriale in tutta la regione arabo-islamica, Nord Africa incluso e fino al lontano Afghanistan.  
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Guerre del golfo 1991/2016. Una cronologia dei conflitti che iniziavano. Nel momento in cui, dopo il crollo del Muro di Berlino, sta per dissolversi l’Urs

La «Tempesta nel deserto» apriva la fase che viviamo Guerre del golfo 1991/2016. Una cronologia dei conflitti che iniziavano. Nel momento in cui, dopo il crollo del Muro di Berlino, sta per dissolversi l’Urss  Soldati Usa in Afghanistan  © LaPresse - Reuters Manlio Dinucci EDIZIONE DEL16.01.2016 PUBBLICATO15.1.2016, 23:59Nelle prime ore del 17 gennaio 1991, inizia nel Golfo Persico l’operazione «Tempesta del deserto», la guerra contro l’Iraq che apre la fase storica che stiamo vivendo. Questa guerra viene lanciata nel momento in cui, dopo il crollo del Muro di Berlino, stanno per dissolversi il Patto di Varsavia e la stessa Unione Sovietica. Ciò crea, nella regione europea e centro-asiatica, una situazione geopolitica interamente nuova. E, su scala mondiale, scompare la superpotenza in grado di fronteggiare quella statunitense. «Il presidente Bush coglie questo cambiamento storico», racconta Colin Powell. Washington traccia subito «una nuova strategia della sicurezza nazionale e una strategia militare per sostenerla». L’attacco iracheno al Kuwait, ordinato da Saddam Hussein nell’agosto 1990, «fa sì che gli Stati uniti possano mettere in pratica la nuova strategia esattamente nel momento in cui cominciano a pubblicizzarla». Il Saddam Hussein, che diventa «nemico numero uno», è lo stesso che gli Stati uniti hanno sostenuto negli anni Ottanta nella guerra contro l’Iran di Khomeini, allora «nemico numero uno» per gli interessi Usa in Medioriente. Ma quando nel 1988 termina la guerra con l’Iran, gli Usa temono che l’Iraq, grazie anche all’assistenza sovietica, acquisti un ruolo dominante nella regione. Ricorrono quindi alla tradizionale politica del «divide et impera». Sotto regia di Washington, cambia anche l’atteggiamento del Kuwait: esso esige l’immediato rimborso del debito contratto dall’Iraq e, sfruttando il giacimento di Rumaila che si estende sotto ambedue i territori, porta la propria produzione petrolifera oltre la quota stabilita dall’Opec. Danneggia così l’Iraq, uscito dalla guerra con un debito estero di oltre 70 miliardi di dollari, 40 dei quali dovuti a Kuwait e Arabia Saudita. A questo punto Saddam Hussein pensa di uscire dall’impasse «riannettendosi» il territorio kuwaitiano che, in base ai confini tracciati nel 1922 dal proconsole britannico Sir Percy Cox, sbarra l’accesso dell’Iraq al Golfo. Washington lascia credere a Baghdad di voler restare fuori dal contenzioso. Il 25 luglio 1990, mentre i satelliti del Pentagono mostrano che l’invasione è ormai imminente, l’ambasciatrice Usa a Baghdad, April Glaspie — come spiegò poi nella sua intervista a Jeune Afrique -, assicura Saddam Hussein che gli Stati uniti desiderano avere le migliori relazioni con l’Iraq e non intendono interferire nei conflitti inter-arabi. Saddam Hussein cade nella trappola: una settimana dopo, il 1° agosto 1990, le forze irachene invadono il Kuwait. A questo punto Washington, formata una coalizione internazionale, invia nel Golfo una forza di 750 mila uomini, di cui il 70 per cento statunitensi, agli ordini del generale Schwarzkopf. Per 43 giorni, l’aviazione Usa e alleata effettua, con 2800 aerei, oltre 110 mila sortite, sganciando 250 mila bombe, tra cui quelle a grappolo che rilasciano oltre 10 milioni di submunizioni. Partecipano ai bombardamenti, insieme a quelle statunitensi, forze aeree e navali britanniche, francesi, italiane, greche, spagnole, portoghesi, belghe, olandesi, danesi, norvegesi e canadesi. Il 23 febbraio le truppe della coalizione, comprendenti oltre mezzo milione di soldati, lanciano l’offensiva terrestre. Essa termina il 28 febbraio con un «cessate-il-fuoco temporaneo» proclamato dal presidente Bush. Alla guerra segue l’embargo, che provoca nella popolazione irachena più vittime della guerra: oltre un milione, tra cui circa la metà bambini. Subito dopo la guerra del Golfo, Washington lancia ad avversari e alleati un inequivocabile messaggio: «Gli Stati uniti rimangono il solo Stato con una forza, una portata e un’influenza in ogni dimensione – politica, economica e militare – realmente globali. Non esiste alcun sostituto alla leadership americana» (Strategia della sicurezza nazionale degli Stati Uniti, agosto 1991). La guerra del Golfo è la prima guerra a cui partecipa sotto comando Usa la Repubblica italiana, violando l’articolo 11 della Costituzione. La Nato, pur non partecipando ufficialmente alla guerra, mette a disposizione sue forze e strutture per le operazioni militari. Pochi mesi dopo, nel novembre 1991, il Consiglio Atlantico vara, sulla scia della nuova strategia Usa, il «nuovo concetto strategico dell’Alleanza». Nello stesso anno in Italia viene varato il «nuovo modello di difesa» che, stravolgendo la Costituzione, indica quale missione delle forze armate «la tutela degli interessi nazionali ovunque sia necessario». Nasce così con la guerra del Golfo la strategia che guida le successive guerre sotto comando Usa, presentate come «operazioni umanitarie di peacekeeping»: Jugoslavia 1999, Afghanistan 2001, Iraq 2003, Libia 2011, Siria dal 2013, accompagnate nello stesso quadro strategico dalle guerre di Israele contro il Libano e Gaza, della Turchia contro i curdi del Pkk, dell’Arabia Saudita contro lo Yemen, dalla formazione dell’Isis e altri gruppi terroristi funzionali alla strategia Usa/Nato, dall’uso di forze neonaziste per il colpo di stato in Ucraina funzionale alla nuova guerra fredda contro la Russia. Profetiche, ma in senso tragico, le parole del presidente Bush nell’agosto 1991: «La crisi del Golfo passerà alla storia come il crogiolo del nuovo ordine mondiale».
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Aprite le frontiere! Migrare per vivere non per morire!

  26 de noviembre de 2015 Aprite le frontiere! Migrare per vivere non per morire!   Aprite le frontiere è l’urlo di uomini, donne, bambini e bambine fermi a Idomeine, al confine tra Grecia e Macedonia, attualmente in sciopero della fame. La loro protesta è simbolo di quanto chiedono altre migliaia e migliaia di persone in movimento ferme lungo le frontiere ai quattro angoli del pianeta.   Aprite le frontiere è l’urlo che arriva dal genocidio in atto rappresentato dalle migliaia e migliaia di persone che purtroppo non sono riuscite ad arrivare a destinazione.  È quanto chiedono i parenti di queste vittime, morte o disperse lungo le rotte migratorie, perché se alle frontiere si permettesse il transito degli essere umani, e non solo delle merci, questa umanità in movimento non sarebbe costretta ad affidarsi a mafie e trafficanti.   Aprire le frontiere ed accogliere chi fugge da guerra e miseria, alla ricerca di un futuro migliore, è anche una risposta al terrore e alla paura che seminano le bombe dei terroristi.    Paura e terrore che però gli Stati del Nord del mondo e i mass media stanno alimentando trasformando migranti e rifugiati nel nemico da cui proteggersi e di conseguenza chiudendo e militarizzando ancora di più i confini.   Aprire le frontiere è una risposta che può permettere costruire una reale solidarietà tra chi è nato in un determinato territorio e chi ne è arrivato. Una solidarietà basata sull’affermazione di società in cui ci siano diritti per tutti e tutte.   Per questo ancora una volta il 18 dicembre 2015, la Giornata d’Azione Globale contro il razzismo per i diritti dei migranti, rifugiati ed sfollati, decisa nel 2010 dall’assemblea finale del Foro Sociale Mondiale delle Migrazioni realizzato in Ecuador, cercherà di contribuire a dare visibilità alle iniziative che si svolgeranno in tutto il mondo contro il razzismo e per affermare i diritti dei migranti, rifugiati ed sfollati.  Perché affermare i loro diritti vuol dire affermare i diritti di tutti e tutte!  Una giornata di azione globale per i diritti dei migranti, rifugiati ed sfollati è possibile: il prossimo 18 dicembre 2015!   26/11/2015 18th december: Global day action/journée d'action globale/Jornada de Acción Global/Giornata d’Azione Globale   Dear friends and comrades Here you have the text that we will put in the web Global Migrants Action web to call to the mobilization on 18th December. Please remember to send us the information about your upcoming events, so that they may be publicized on the Global Migrant Action webpage http://globalmigrantsaction.org/   Cher(e)s ami(e)s et camarades, Ici vous avez le texte que on va pubblier sur la page web de la journée d'action globale pour la mobilisation du 18 décembre. S’il vous plait rappel vous de nous envoyer les communiqués relatifs à votre initiatives afin qu'ils puissent être publiés sur la page web de la Global Migrants Action : http://globalmigrantsaction.org/   Querid@s amig@s, compañe@s Aqui va el texto que será publicado en la página web de la Jornada de Acción Global para llamar a la movilización del 18 de diciembre. Les pedimos por favor que recuerden de mandarnos los comunicados de las iniciativas que realizarán para que las publiquemos en la pagina web de la Jornada de Acción Global: http://globalmigrantsaction.org/   Cari amici, compagni, amiche e compagne Qui potete trovare il testo che sarà pubblicato nella pagina web della Giornata d’Azione Globale per chiamare alla mobilitazione il 18 dicembre. Vi chiediamo di ricordare di mandarci i comunicati delle vostre iniziative affinché siano pubblicati nella pagina web della Global Migrants Action: http://globalmigrantsaction.org/   Open the borders! Migrate to live, not die! “Open the borders” is the plea yelled by men, women, and children who are standing in Idomeine, at the border between Greece and Macedonia, who are currently on a hunger-strike. Their protest represents what many other thousands of people are demanding, as they are stopped in their migration along the borders of all four corners of the world. “Open the borders” is the scream coming from the current genocide, whose victims are the many thousands of people who unfortunately could not make it to their destination. It is also what these victims’ families are asking for their missing or dead loved ones, lost along their migration journey; because we know that if human beings were allowed to cross borders like it is allowed for goods, this humanity on the move would not be forced to entrust its fate to the mafia and to human traffickers. Opening borders and welcoming those who flee war and miserysearching for a better future is an answer to the terror and fear sown by terrorists’ bombs. Instead, many Nations in the North of the planet, along with mass media, are feeding into this same terror and fear, transforming migrants and refugees into the enemy from which we must protect ourselves, and then sealing and militarizing their borders even more. Opening borders is an answer that could foster the creation of true solidarity between those who were born in a particular land and those who arrived there from elsewhere; solidarity based on the affirmation of a society in which there are rights for all men and all women. The final assembly of the 2010 World Social Forum on Migration, in Ecuador, called for a Global Day of Action; with this in mind, the Global Day of Action on December 18th, 2015, will contribute to give more visibility to all initiatives taking place on that day throughout the world, demonstrating against racism and promoting human and civil rights for migrants, refugees, and displaced people. Because asserting their rights means asserting the rights of all men and women! A global day of action for the rights of migrants, refugees, and the displaced, is possible: on December 18th , 2015! November 26th, 2015   Ouvrez les frontières! Migrer pour vivre pas pour mourir ! Ouvrez les frontières ! c’est le cri d’hommes, de femmes et d’enfants bloqués à Idomeine, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Actuellement ils sont en grève de la faim. Leur protestation est un symbole de ce que demandent d’autre milliers et milliers de personnes en mouvement le long des frontières au quatre coins de la planète. Ouvrez les frontières c’est le cri qui arrive di génocide en acte, représenté par les milliers et les milliers de personnes qui ne sont, hélas, pas arrivé à destination. C’est ce que demandent les parents de ces victimes, mortes ou bien portées disparu le long des voies migratoires, parce que si les frontières permettaient le passage des êtres humains et pas seulement des marchandise, cette humanité en mouvement ne serait pas contrainte à se fier e à se mettre en main aux mafias et aux trafiquants. Ouvrir les frontières et accueillir qui fuit la guerre et la misère, à la recherche d’un futur meilleur, est aussi une réponse à la terreur et à la peur que sèment les bombes des terroristes. Peur et terreur que les États du Nord du monde et les média alimentent transformant les migrants et les réfugiés en un ennemie du quel avoir peur et du quel se protéger en fermant et en militarisant toujours plus les frontières. Ouvrir les frontières c’est une réponse qui peut permettre de construire une réelle solidarité sociale entre qui est né dans un territoire déterminé et qui y arrive. Une solidarité basée sur l’affirmation d’une société en laquelle il y a des droits pour toutes et tous. Ainsi encore une fois le 18 décembre 2015, la Journée d’Action Globale contre le racisme pour les droits des migrants, des réfugiés et des déplacés, décidée en 2010 durant l’assemblée finale du Forum Social Mondial des Migrations réalisé en Ecuador, cherchera de contribuer à donner une visibilité aux initiatives qui se déroulerons dans le monde entier contre le racisme et pour les droits des migrants, des réfugiés et des déplacés. Parce que affirmer leurs droits veut dire affirmer les droits de tous et de toutes ! Une journée d’action globale pour les droits des migrants, des réfugiés et des déplacés est possible : le 18 décembre 2015 prochain ! 26/11/2015   ¡Abrir las fronteras! Migrar para vivir no para morir!   Abrir las fronteras e el grito de los hombres, mujeres y niñ@s parad@s en Idomeine, en la frontera entre Grecia y Macedonia, actualmente en huelga de hambre. Su protesta es símbolo de cuanto piden otros miles y miles de personas en migración detenidas, en todo el mundo, en diferentes fronteras.   Abrir las fronteras es también el grito que nace a raíz del genocidio que representan las miles y miles de personas que desgraciadamente no llegaron a su destino. Es lo que piden los parientes de estas víctimas, muertas o desaparecidas a lo largo de las rutas migratorias, porque si en las fronteras se permitiese el transito de los seres humanos, y no sólo de las mercancías, esta humanidad en movimiento no se vería obligada a tratar con las mafias y los traficantes.   Abrir las fronteras y acoger a quien escapa de la guerra y de la miseria en busqueda de un mejor futuro es también una respuesta al terror y al miedo que siembran las bombas de los terroristas. Miedo y terror que sin embargo también los Estados del Norte del mundo y los medios de comunicación están alimentando transformando a l@s migrantes y a l@s refugiad@s en el enemigo del cual protegerse , justificando la aún mayor militarización y el cierre de las fronteras.       Abrir las fronteras es una respuesta que puede permitir construir una verdadera solidaridad entre quien nació en un determinado territorio y quien llegó después a vivir en él. Una solidaridad basada en la construcción de sociedades en las qu existan derechos para tod@s . Por esta razón una vez más el 18 de diciembre 2015, la Jornada de Acción Global contra el racismo por los derechos de l@s migrantes, refugiad@s y desplazad@s, votada en el 2010 en la asamblea final del Foro Social Mundial de las Migraciones realizado en Ecuador, tiene como objetivo dar visibilidad a las iniciativas que se desarrollarán en todo el mundo para defender los derechos de l@s migrantes, refugiad@s y desplazad@s.   ¡Porque defender sus derechos significa defender los derechos de tod@s!   Una jornada de acción global por los derechos de l@s migrantes, refugiad@s y desplazad@s es posible. ¡El próximo 18 de diciembre 2015!   26 de noviembre de 2015v
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