News dal Forum Italotunisino

News dal Forum Italotunisino (331)

LA RÉPUBLIQUE A-T-ELLE ÉTÉ VRAIMENT INSTITUÉE DANS NOTRE PAYS?

A L’OCCASION DU 25 JUILLET, FÊTE DE LA REPUBLIQUE :  LA RÉPUBLIQUE A-T-ELLE ÉTÉ VRAIMENT INSTITUÉE DANS NOTRE PAYS?                  Cela fait 59 ans que la République fut annoncée par l’Assemblée Nationale Constitutive, le 25 Juillet 1957 et bien qu’une telle déclaration soit, en elle-même, un élan historique progressiste et important en mettant un terme au règne de la dynastie Husseinite collaboratrice et corrompue, l’expérience du pouvoir durant les décennies qui ont suivi a montré clairement que la Tunisie n’a été transformée en république que verbalement puisqu’à la dictature de la dynastie s’est substituée la dictature du parti puis celle de la personne du « Combattant Suprême » en une première étape et en seconde étape celle de « l’Homme du Changement ».             La constitution du 1èr Juin 1959, notamment les amendements consécutifs qu’elle a connus, a fait écrouler la république pour ériger à sa place un système hybride, d’allure républicaine moderniste mais de fond individualiste, arbitraire et répressif. « La république de Bourguiba » a atteint l’extrême limite de dérapage avec la proclamation de la présidence à vie en 1975. Le président prétendait, par vanité et narcissisme, avoir crée de ses mains le peuple tunisien qui n’était auparavant qu’un groupe d’individus. L’absolutisme n’était pas l’unique caractéristique du régime de Bourguiba mais surtout la dictature. En effet, le régime a fait asseoir, dès ses débuts, son règne sur l’élimination sanguinaire des opposants yousséfistes et sur la répression des diverses formations politiques gauchistes, nationalistes, syndicalistes, estudiantines et islamistes outre la corruption et la dépendance absolue vis-à-vis de l’étranger, notamment de l’ancien colonisateur, la France et des fonds de pillage et d’exploitation qui ont contraint le régime à adopter des options impopulaires et non patriotiques ; ce qui a fait perdre à la  « république » sa dimension sociale. Ces mêmes caractéristiques du régime ont persisté sous le règne du général Ben Ali qui a gouverné le pays de main de fer durant 23 ans et l’a transformé en domaine privé au profit de sa famille ; chose qui a incité le peuple à se livrer à des batailles consécutives contre  son régime qui se sont terminées par une grande victoire l’obligeant à prendre la fuite. Notre peuple a réussi à imposer la Constituante en tant que mécanisme permettant la transition effective du totalitarisme absolu et de l’état de « République/royauté » à celui de République réelle qui n’a de sens qu’en situation de démocratie, de souveraineté populaire et de dignité nationale. Si le peuple a pu, grâce à sa lutte obstinée contre la majorité de droite réactionnaire au sein de la Constituante, rendre possible l’élaboration d’une constitution démocratique, le processus d’édification de la république, dite seconde par certains car celle du 25 Juillet 1957 a été compromise, a trébuché en raison des tentatives de retournement contre-révolutionnaire fomentées par l’alliance l’État profond/Mouvement Ennahdha. Aujourd’hui, les choses sont toujours au même point. La création des instances et des institutions constitutionnelles fondamentales de la république se trouve dans le blocage, le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Cour Constitutionnelle, en l’occurrence. Les chevauchements de rôles entre l’État comme service public et le parti ou les partis au pouvoir se poursuivent nourrissant ainsi favoritisme, trafic d’influence, corruption et prédominance de la logique du butin à partager et de l’accaparation chez l’ensemble des composantes de la coalition au pouvoir et notamment chez Nidaa et Ennahdha. L’offensive menée contre le processus de la justice transitionnelle et sa déstabilisation à travers certaines initiatives législatives prises par la présidence de la république en vue de le saper n’a pas cessé. les atteintes aux libertés publiques et individuelles commencent à se manifester à côté du retour en force de la mafia qui dirige réellement le pays, les partis au pouvoir et les institutions de souveraineté. Aussi, le grand danger pour la république n’est-il pas de porter atteinte, de façon méthodique, à la souveraineté nationale, via la soumission avilissante aux centres de décision internationaux, en particulier le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale qui ont plein pouvoir sur de nombreux dispositifs et institutions, l’Assemblée des Représentants du Peuple, entre-autre, transformée sous le Quartet, en bureau d’ordre et ayant pour rôle unique l’approbation des accords de prêts humiliants. Ces derniers temps, des signes de retour au pouvoir familial commencent à pointer au Palais de Carthage ; ce qui constitue une menace sérieuse à la république. Désormais, la vigilance de notre peuple et l’action de ses forces révolutionnaires et progressistes et leur résistance aux formes de réaction et de retournement contre-révolutionnaire sont les seuls garants pour la réorientation de la marche vers la république démocratique et sociale pour laquelle notre peuple a offert ce qu’il avait de plus cher et de plus précieux.   Editorial "La Voix du Peuple" n° 218, du 22 Juillet 2016
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LA RÉPUBLIQUE A-T-ELLE ÉTÉ VRAIMENT INSTITUÉE DANS NOTRE PAYS?

A L’OCCASION DU 25 JUILLET, FÊTE DE LA REPUBLIQUE :  LA RÉPUBLIQUE A-T-ELLE ÉTÉ VRAIMENT INSTITUÉE DANS NOTRE PAYS?                  Cela fait 59 ans que la République fut annoncée par l’Assemblée Nationale Constitutive, le 25 Juillet 1957 et bien qu’une telle déclaration soit, en elle-même, un élan historique progressiste et important en mettant un terme au règne de la dynastie Husseinite collaboratrice et corrompue, l’expérience du pouvoir durant les décennies qui ont suivi a montré clairement que la Tunisie n’a été transformée en république que verbalement puisqu’à la dictature de la dynastie s’est substituée la dictature du parti puis celle de la personne du « Combattant Suprême » en une première étape et en seconde étape celle de « l’Homme du Changement ».             La constitution du 1èr Juin 1959, notamment les amendements consécutifs qu’elle a connus, a fait écrouler la république pour ériger à sa place un système hybride, d’allure républicaine moderniste mais de fond individualiste, arbitraire et répressif. « La république de Bourguiba » a atteint l’extrême limite de dérapage avec la proclamation de la présidence à vie en 1975. Le président prétendait, par vanité et narcissisme, avoir crée de ses mains le peuple tunisien qui n’était auparavant qu’un groupe d’individus. L’absolutisme n’était pas l’unique caractéristique du régime de Bourguiba mais surtout la dictature. En effet, le régime a fait asseoir, dès ses débuts, son règne sur l’élimination sanguinaire des opposants yousséfistes et sur la répression des diverses formations politiques gauchistes, nationalistes, syndicalistes, estudiantines et islamistes outre la corruption et la dépendance absolue vis-à-vis de l’étranger, notamment de l’ancien colonisateur, la France et des fonds de pillage et d’exploitation qui ont contraint le régime à adopter des options impopulaires et non patriotiques ; ce qui a fait perdre à la  « république » sa dimension sociale. Ces mêmes caractéristiques du régime ont persisté sous le règne du général Ben Ali qui a gouverné le pays de main de fer durant 23 ans et l’a transformé en domaine privé au profit de sa famille ; chose qui a incité le peuple à se livrer à des batailles consécutives contre  son régime qui se sont terminées par une grande victoire l’obligeant à prendre la fuite. Notre peuple a réussi à imposer la Constituante en tant que mécanisme permettant la transition effective du totalitarisme absolu et de l’état de « République/royauté » à celui de République réelle qui n’a de sens qu’en situation de démocratie, de souveraineté populaire et de dignité nationale. Si le peuple a pu, grâce à sa lutte obstinée contre la majorité de droite réactionnaire au sein de la Constituante, rendre possible l’élaboration d’une constitution démocratique, le processus d’édification de la république, dite seconde par certains car celle du 25 Juillet 1957 a été compromise, a trébuché en raison des tentatives de retournement contre-révolutionnaire fomentées par l’alliance l’État profond/Mouvement Ennahdha. Aujourd’hui, les choses sont toujours au même point. La création des instances et des institutions constitutionnelles fondamentales de la république se trouve dans le blocage, le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Cour Constitutionnelle, en l’occurrence. Les chevauchements de rôles entre l’État comme service public et le parti ou les partis au pouvoir se poursuivent nourrissant ainsi favoritisme, trafic d’influence, corruption et prédominance de la logique du butin à partager et de l’accaparation chez l’ensemble des composantes de la coalition au pouvoir et notamment chez Nidaa et Ennahdha. L’offensive menée contre le processus de la justice transitionnelle et sa déstabilisation à travers certaines initiatives législatives prises par la présidence de la république en vue de le saper n’a pas cessé. les atteintes aux libertés publiques et individuelles commencent à se manifester à côté du retour en force de la mafia qui dirige réellement le pays, les partis au pouvoir et les institutions de souveraineté. Aussi, le grand danger pour la république n’est-il pas de porter atteinte, de façon méthodique, à la souveraineté nationale, via la soumission avilissante aux centres de décision internationaux, en particulier le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale qui ont plein pouvoir sur de nombreux dispositifs et institutions, l’Assemblée des Représentants du Peuple, entre-autre, transformée sous le Quartet, en bureau d’ordre et ayant pour rôle unique l’approbation des accords de prêts humiliants. Ces derniers temps, des signes de retour au pouvoir familial commencent à pointer au Palais de Carthage ; ce qui constitue une menace sérieuse à la république. Désormais, la vigilance de notre peuple et l’action de ses forces révolutionnaires et progressistes et leur résistance aux formes de réaction et de retournement contre-révolutionnaire sont les seuls garants pour la réorientation de la marche vers la république démocratique et sociale pour laquelle notre peuple a offert ce qu’il avait de plus cher et de plus précieux.   Editorial "La Voix du Peuple" n° 218, du 22 Juillet 2016
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ISLAM, RELIGIONE E POLITICA di Francesca Corrao. Presentazione

CON IL PATROCINIO della provincia di LATINA Lunedì 4 Luglio 2016, ore 17.30 presso Aula Magna Università degli Studi di Cisterna di Latina - Palazzo Caetani PRESENTAZIONE DEL LIBRO “ISLAM, RELIGIONE e POLITICA” di Francesca Maria Corrao, Docente ordinario di lingua e cultura araba presso il Dipartimento di Scienze Politiche dell’Università Luiss Guido Carli.     UN’OCCASIONE per CONOSCERE, CONOSCERSI e COSTRUIRE INSIEME una COMUNITA’ EUROMEDITERRANEA (MED-EU) fondata sui DIRITTI CIVILI E POLITICIA CURA DI: COORDINAMENTO FORUM PER LA CITTADINANZA MEDITERRANEA CIME - Consiglio Italiano del Movimento Europeo FORUM ITALO TUNISINO WWW.FACCIAMORETE.ORG di APS Farereteonlus WWW.METAMAGAZINE.IT –Una generazione in movimento Coordinano: Emilia Ciorra - Katia Ricci - Oscar Zazza della FEDERAZIONE “APS Farereteonlus” - www.facciamorete.org Presenta l’iniziativa Domenico Rizzuti - Coordinatore dei Forum Per la Cittadinanza Mediterranea Ne discutono con l’autrice:: Antonio Cantaro, Docente diritto costituzionale Università di Urbino; Michele Zanzucchi, Docente giornalismo Università Gregoriana, Direttore rivista “Citta’ Nuova” Leila El Houssy, Docente storia paesi islamici Università di Padova; Pier Virgilio Dastoli, Presidente Consiglio Italiano Movimento Europeo (CIME) Khalid Chaouki, Deputato al Parlamento Italiano – Commissione esteri della Camera Hanno assicurato la loro partecipazioneRosa Giancola, Consigliera Regionale Lazio;Eleonora Della Penna, Presidente della Provincia di LatinaLe Amministrazioni della Province di Latina e FrosinoneLe associazioni giovanili, i gruppi giovanili G2 e le comunità studentesche dei territori che hanno dato la loro disponibilità.Le comunità e associazioni dei migranti del territorio. REDAZIONE A CURA DI WWW.METAMAGAZINE.ITApprofondimento. Sarà un ’ occasione per discutere insieme, Amministratori, Associazioni, in particolare quelle giovanili e di immigrati e cittadini attivi e responsabili, di cosa succede in un’area del Mondo così prossima a noi, sull’ Islam attraverso la sua storia, sull’accoglienza diffusa come efficace strumento di lotta alla radicalizzazione e al terrorismo e alla rivitalizzazione dei comuni della dorsale appenninica del basso Lazio, sulla possibilità di costruire in Europa e nel Mediterraneo una società multiculturale libera e rispettosa della dignità delle persone SPUNTI DI RIFLESSIONE Un governo Europeo coeso e responsabile nell’ambito delle proprie competenze e possibilità di intervento sui processi migratori propri dell’epoca che viviamo, generati da guerre, terrorismo, caos , rapina e sfruttamento dell’ambiente, delle sue risorse naturali ed umane, dai progressivi mutamenti climatici in atto; Un sistema di accoglienza diffusa cogestito che tuteli dignità e diritti; Lotta congiunta a povertà ed emarginazione; Una Cooperazione tra soggetti pubblici e privati sussidiariamente codecisa e condivisa attraverso lo sviluppo di Reti sociali e culturali di produzione e di servizi; Un “Erasmus mediterraneo” base di un più intenso scambio culturale e formativo, mirato alla costruzione di una Comunità e di una comune cittadinanza Med-EU;PER CONCLUDEREBreve Presentazione del Programma Civico di accoglienza diffusa del “COORDINAMENTO FORUM PER LA CITTADINANZA MEDITERRANEA”: “I Docenti L2 scendono in campo per l’integrazione e l’accoglienza diffusa - progetto sperimentale di italiano di prossimita’ per stranieri; “L’ULIVETO. L’AGORA’ DEL MEDITERRANEO” - Un Forum permanente del Mediterraneo a partire dalla valorizzazione di acqua, agricoltura, ambiente, cittadinanza. COSTRUZIONE DI UNA COMUNITA' MEDITERRANEA TRA EUROPA, ASIA, AFRICA - Incontri con la sponda sud del Mediterraneo”: cultura, politica, economia, religione nei paesi del Medio Oriente e Nord Africa, come prerequisiti indispensabili per contrastare emarginazione, radicalizzazione e terrorismo. PER CONTATTIKATIA RICCI CELL 3470147104EMAIL Questo indirizzo email è protetto dagli spambots. È necessario abilitare JavaScript per vederlo.
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Matriarcat berbère Maure Beydane face à l’islam : plus tu as de maris, plus tu es respectable

Matriarcat berbère Maure Beydane face à l’islam : plus tu as de maris, plus tu es respectable  « Je vous assure que nous respectons bien les hommes. D’ailleurs, c’est l’islam qui nous guide en ce sens ». Les Maures (ou Mauri) est le nom donné aux populations arabo-berbères métissés vivant au Sahara et dans les territoires sud, côtoyant les populations noires. Ils n’ont pas grand chose à voir avec les Maures d’Espagne, étant donné que ni leur dialecte ni leur culture ne sont apparentés. Le terme « Maure » leur a été attribué car ils étaient la seule population d’origine nord-africaine trouvée dans le sud du Sahara. Le constat qui suit concerne principalement les femmes appartenant au sous groupe “maure blanc“ (Beydane) de la communauté arabo-berbère. Il est probable que, dans le processus d’assimilation de la culture arabo-berbère, le sous-groupe “maure noir » (Haratine) a subi l’influence des éléments matriarcaux, mais les manifestations de cette imprégnation semblent moins visibles. Lire Matriarcat Sahraoui (Maroc) : jusqu’au 17ème siècle avant l’arrivée de l’islam Matriarcat berbère & Islam arabe en Mauritanie Par Natacha David. Enjeux internationaux, Bruxelles. Reproduit dans Courrier international, supplément au n° 926-7-8 du 1 août 2008. Jouissant de plus de liberté et de pouvoir que dans le reste du monde arabe et musulman, les femmes de Mauritanie en imposent à leurs époux. Les caractères patriarcaux de la société islamique sont tempérés par des survivances, encore vivaces, de règles matriarcales qui offrent à la femme maure une marge d’autonomie et d’autorité dans la sphère domestique dont ne jouissent pas les femmes des autres communautés. Sans égaler la position sociale de la femme touareg, autour de laquelle la société est structurée (système matrimonial et matrilinéaire ; dévolution du pouvoir par la lignée maternelle ; propriété exclusive de la tente dont elle peut chasser le mari en cas de mésentente), la femme arabo-berbère jouit d’une déférence certaine de la part des hommes, ainsi que d’une tolérance et d’une d’autonomie dans son ménage nettement plus étendue que celles dont bénéficient les femmes des autres communautés. Lire Matriarcat Touareg (Sahara) : culte de Tin Hinan reine-mère fondatrice des hommes bleus Les femmes portent la culotte Biha El-azza Heidoud, première femme cameraman mauritanienne, a inversé ma question : je lui demandais si les femmes mauritaniennes se sentaient respectées par les hommes. Un malentendu qui semble conforter l’idée répandue que les femmes maures porteraient la culotte sous leurs melahfas, ces voiles légers multicolores, aux antipodes des voiles noirs opaques, chargés de soumission, qui assombrissent d’autres républiques islamiques. Une liberté qui déplaît au régime islamique Avec son chant lancinant et dépouillé, sa musique mariant instruments traditionnels et guitares électriques, Malouma, la blueswoman mauritanienne issue d’une lignée de griots, incarne une liberté de ton rebelle, qui lui a valu dix ans de mise à l’index sous le régime autoritaire précédent. « Notre Islam, ce n’est pas l’islam dont on parle à la télévision. Nous dirigeons, malgré le voile », explique cette mère de quatre enfants, devenue sénatrice après avoir fait campagne avec l’opposition aux dernières élections. Liberté sexuelle et empire des femmes Déjà au XVIe siècle, le géographe maghrébin Ibn Battuta, observant que « les hommes ne sont nullement jaloux de leurs épouses », est interloqué de ce qu’il voit dans la région orientale de l’actuelle Mauritanie. Cinq siècles plus tard, l’explorateur René Caillié s’étonne de ce que les femmes maures « servent rarement » leurs époux, sur lesquels à ses yeux « elles conservent plus d’empire  » que les Françaises. Position dominante et divorce aisé « Les femmes maures sont très difficiles. Si elles ne sont pas assez gâtées à leur goût, elles divorcent pour un rien, en tout cas dans les milieux matériellement aisés, où les filles sont éduquées. Auparavant, le mariage, c’était l’alliance entre deux tribus ; et, si la femme s’en allait, toute la tribu de l’homme était déshonorée. Alors, tu faisais tout pour gâter ta femme, afin d’éviter qu’elle ne te quitte. Les anciennes transmettent à leurs filles que la femme doit avoir une position dominante », m’explique Niang Mamadou. En charge des relations extérieures et de la coopération du syndicat indépendant CGTM, il souligne la différence avec les ethnies négro-africaines du sud du pays. « Dans mon ethnie, la femme doit être soumise, seule la mort peut la séparer de son mari et elle doit accepter la polygamie. » Pas de couple fusionnel, les visites nocturnes A l’opposé de l’image du couple fusionnel à l’occidentale, dans la vie quotidienne traditionnelle maure, les époux ne se retrouvaient que pour la nuit. Ce qui n’empêchait nullement la femme d’être libre de sortir du foyer à sa guise et même d’y recevoir des invités masculins. Apportée en dot par la femme, la tente, la khayma, était l’unité sociale première, placée sous sa seule responsabilité et son entière propriété.Un code de conduite contre les violences conjugales Les femmes des communautés maures, sauf cas exceptionnels, jouissent d’un statut qui les protège de la violence directe des hommes. Le code de conduite matriarcal régissant les relations entre les hommes et les femmes (idéalisation, déférence, tolérance, interdits relatifs aux coups et aux insultes) reste encore vivace. Á telle enseigne que c’est, au contraire, l’homme qui subit et accepte les insultes et, parfois les coups de sa compagne. Les violences physiques à l’encontre des femmes ne sont pas pour autant inexistantes.Maîtresse absolue du foyer « Chez les Maures, en l’absence de l’épouse, qui visitait régulièrement ses parents, la tente était abattue ou inoccupée, le mari se réfugiait dans une tente voisine ou sous un arbre. Il eût été honteux, ridicule, à vrai dire impensable qu’il occupe l’espace féminin hors de cette présence tutélaire », explique l’ethnologue Pierre Bonte.Le prestige du divorce Touchant près de 40% des femmes (deux fois plus de Maures que de Négro-Africaines) le divorce est un sujet très sensible. « La tradition, c’est que plus tu as eu de maris, plus tu es respectable. Pas comme au Maroc, où c’est perçu comme une tare sociale, ou au Mali, où il est difficile pour une divorcée de trouver un emploi », explique Mahjouba Mint salek, syndicaliste et vétérane du combat pour l’égalité. Contrairement à certaines idées reçues, la fréquence des divorces n’est ni la conséquence prévisible d’une inversion des rôles sociaux “naturels“ ni un indice de permissivité d’une société. Les divorces sont également nombreux dans la société targuie. En fait, il s’agit là d’une des constantes des sociétés matriarcales. “La stabilité du mariage et la fréquence des divorces qui lui est corrélative sont assujetties aux conditions d’affiliation des individus aux groupes et aux modes de constitution de ces derniers : les divorces sont ainsi plus nombreux dans les sociétés matrilinéaires que dans les autres sociétés“.Quatre enfants de trois pères différents« J’ai été mariée trois fois. Les nouvelles épouses de mes ex-maris sont gentilles avec moi et mes enfants ; c’est comme un grand clan où tout le monde me respecte. Auparavant, la jalousie était terrible, car le foyer était le seul faire-valoir des femmes. Maintenant, elles commencent à avoir d’autres sources d’épanouissement. J’ai quatre enfants de trois pères différents – trop peu, au goût de mes parents. »Les charmes de la femme, danger pour l’ordre social patriarcal Cette tradition tient à un mélange de réminiscences de l’ancien matriarcat berbère et d’héritage de la dynastie berbère des Almoravides, où la femme était la maîtresse du foyer. Comme dans le reste du monde arabe, la femme, par ses charmes, est toutefois source de danger pour l’ordre social patriarcal, mais plutôt que de la voiler et de la cloîtrer, la société maure conjure ce danger « en assignant à la femme le statut d’objet inaccessible et parfait », socle d’une culture du désir masculin inassouvi plutôt que de domination.Survivances et vestiges de l’ancien matriarcat berbère Les différences dans les statuts des femmes mauritaniennes ont leur origine dans l’importance des survivances du matriarcat dans les différents environnements humains. Fruit d’un double héritage socioculturel, la société maure s’est bâtie, au long des siècles, en une synthèse civilisationnelle intégrant les apports berbères et arabes autour de la dynamique islamique. Si la société maure est patriarcale, elle se caractérise par des survivances relativement fortes du matriarcat, un des traits distinctifs des sociétés berbères. Lire Matriarcat Berbère (Maghreb) : des résistantes à l’islam aux amazones de KadhafiMatriarcat privé, islam publique La société arabo-berbère, plus que toutes les autres sociétés mauritaniennes, est caractérisée par la dualité qui préside à son organisation sociale et à son fonctionnement. La coexistence entre un système matriarcal (même à l’état de vestiges) et un système patriarcal à prétention hégémonique est une source potentielle de conflits infinis et multiformes qui traversent les relations entre les hommes et les femmes, et investissent leur quotidien.   « Il y a une superposition de deux systèmes. Traditionnellement, dans l’espace nomade, les femmes sont très présentes sur le plan individuel et familial. Mais, au niveau de l’espace public, cela reste une société patriarcale liée à l’islam ; ainsi, les assemblées communautaires dans les mosquées ne comprennent pas de femmes. Elles sont présentes dans tous les secteurs de la production, comme le commerce, la pêche ou l’industrie, mais pas dans les cercles de décision. Les nouveaux quotas vont sans doute leur donner le goût de se battre pour plus d’espace public », espère Hindou Bint Ainina, rédactrice en chef du Calame, un journal indépendant.Quotas, scolarisation, et excision La Constitution de 2005 réserve aux femmes un quota minimal de 20% dans les différentes assemblées et, depuis février 2007, elles bénéficient aussi d’un quota minimal de 20% dans l’administration. Lors des élections de 2006 et 2007, pour la première fois libres et démocratiques, elles ont remporté 30% des sièges locaux et 21% des sièges législatifs. La Mauritanie se distingue aussi par un taux record de scolarisation des filles : autour de 70% à l’école primaire. Le taux des filles dans l’enseignement secondaire est aussi en augmentation, mais reste freiné par les mariages précoces et le manque d’accessibilité des collèges en zone rurale. A l’inverse de l’éducation, les indicateurs de santé sont alarmants. La mortalité maternelle reste très élevée. Interdite, l’excision subsiste clandestinement, touchant quelque 70 % des Mauritaniennes.L’autre Mauritanie : arabe, islamique et patriarcaleSupériorité “naturelle“ de l’homme et infériorité de la femme L’ordre social est avant tout celui de la hiérarchie qui établit la supériorité “naturelle“ de l’homme sur la femme. Ce principe premier est la pièce centrale du socle idéologique du système patriarcal. La légitimation que lui apportent les normes juridiques (fondées sur la religion et les coutumes) et les pratiques sociales ont assuré sa pérennité. Au fil des siècles, une interprétation de plus en plus conservatrice de la loi islamique a accru la “minorisation“ et la marginalisation de la femme, et même l’a pratiquement exclue de la sphère publique. Inférieure à l’homme, la femme a un devoir (obligation) de soumission à son égard. Si ce principe est tempéré par les vestiges d’un matriarcat ancien, en milieu arabo-berbère, sa rigueur ne s’en applique pas moins, juridiquement, à l’ensemble de la société.Le gavage des fiancées arabesA la tombée du jour, quand le sable du stade de Nouachkott tiédit, les baskets de courageuses dodues dépassent des melhfas. « J’ai des problèmes de diabète et d’hypertension, je veux maigrir, même si mon mari n’est pas ravi », m’explique, le souffle encore court de son exercice, Yahfada, employée de banque. Au sein de l’élite urbanisée, les régimes ont fait leur apparition, au rebours de l’idée qu’il faut être bien potelée pour porter noblement son melahfa. La lutte pour survivre à la rudesse du désert avait en effet conduit à l’adulation de l’obésité et au gavage des fillettes. Toutou, 10 ans, 80 kilos vaut plus de 50 chameaux Odette du Puigaudeau, aventurière du désert venue se perdre en 1933 sur ces terres alors interdites, raconte, horrifiée, comment, alors qu’elle était l’hôte de la tribu de l’émir Ould-Deïd, elle fut « éveillée en pleine nuit par l’ordre répété : Charbi ! (tu bois !), entrecoupé de pleurs et supplications d’une enfant, un homme agenouillé à ses pieds lui serrant les orteils entre deux bâtons à chameaux ». Avec son « torse bourrelé de graisse », la peau distendue « fendillée de minces gerçures roses », Toutou, de la taille d’une enfant de 10 ans, pesait bien 80 kilos. Grâce à ce supplice par lequel « les fillettes paient la gloire d’être des animaux de luxe, Toutou valait plus de 50 chameaux », qu’offrirait pour l’épouser « quelque vieux chef riche ». Pour domestiquer l’épouse par les vieux maris Cette accumulation de kilos réduisait la femme à l’inactivité, de quoi faire la fierté des maris capables d’y suppléer par une domesticité nombreuse. Sur le plan sexuel, cette passivité s’inscrivait aussi dans le code culturel voulant que la femme n’affiche que dédain et désinvolture par rapport à son mari. A l’origine signe extérieur de richesse des familles aisées, le gavage est peu à peu aussi devenu un calcul économique, mieux valant marier les filles inactives au plus vite. Pour contrer les chants d’amour traditionnels magnifiant les rondeurs, le ministère de la Santé a même commandité des chansons romantiques célébrant la minceur et ostracisant l’obésité. Heureusement en régression, le gavage touche aujourd’hui moins d’une Mauritanienne de moins de 19 ans sur dix, contre un tiers de celle de 40 ans et plus. Selon la journaliste Hindou Bint Ainina, « même dans les campagnes, le gavage n’est plus imposé. Si c’est toujours pratiqué, c’est un choix. » La polygamie, symbole de virilité et de richesse Chez les Négro-Mauritaniens en revanche, la polygamie, symbole de virilité et de richesse, reste très répandue. A défaut de l’interdire, le nouveau Code de la famille la décourage, la conditionnant à l’acceptation de la première épouse. Chez les Maures, la monogamie règne de fait, comme une exigence des femmes en dépit de la tolérance de l’islam à son égard.
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Un conflitto che dura da venticinque anni Guerre del golfo 1991/2016. Era in gioco non il Kuwait ma la leadership del mondo post-bipolare

Un conflitto che dura da venticinque anni Guerre del golfo 1991/2016. Era in gioco non il Kuwait ma la leadership del mondo post-bipolare Gian Paolo Calchi Novati EDIZIONE DEL16.01.2016 PUBBLICATO15.1.2016, 23:59Il mondo era cambiato, doveva cambiare o forse, più propriamente, stava cambiando. Nessuno poteva dire con certezza come sarebbe cambiato. Il 1989 era alle spalle. La simbologia del Muro riempiva l’immaginario. Il violoncello di Mstislav Rostropovich era risuonato a Berlino sull’antico confine. Bush pensava a come gestire in futuro le alleanze della guerra fredda. Gorbaciov tentava di salvare i resti dell’Unione Sovietica. Fu necessario un azzardo di Saddam Hussein, considerato un satrapo di provincia e quindi manipolabile, per accelerare l’ora della verità sul bipolarismo, sull’Onu, sull’Europa e sul Sud del mondo rappresentato intanto dall’Iraq e dal Medio Oriente. Il colpo di mano che portò all’occupazione irachena del Kuweit nacque come un regolamento di conti fra governi arabi al termine della lunga guerra fra Iraq e Iran, lanciata da Saddam nel 1980 e chiusa nel 1988 con un nulla di fatto. Di per sé lo scontro fra Iraq e Iran era un capitolo ulteriore della storia iniziata nel VII secolo con l’espansione dell’islam e dell’arabicità verso est. La rivoluzione di Khomeini era uscita dagli schemi che parevano acquisiti introducendo la religione al posto delle ideologie mondane. All’interno della comunità musulmana, tornò d’attualità la faida fra sciiti e sunniti. L’Iraq, dove gli sciiti erano maggioranza ma con un apparato di potere tradizionalmente controllato dall’establishment civile e militare sunnita, si scoprì vulnerabile. Rispetto a oggi, negli anni Ottanta del secolo scorso gli stati del Medio Oriente dimostrarono una tenuta a tutta prova. Durante la guerra i confini furono violati da incursioni aeree e puntate via terra ma alla fine furono ripristinati com’erano prima. Gli appelli dei due governi a possibili «quinte colonne» nel corpo nazionale, etnico o settario del «nemico» non furono decisivi e non spostarono i termini del conflitto. La stabilità delle frontiere era un punto fermo per la prassi della competizione Est-Ovest. Per molti aspetti, però, la guerra Iraq-Iran non rispettò le logiche e gli schieramenti della guerra fredda. Stati Uniti e Urss interferirono in vari modi nel conflitto, anche con forniture di armi (soprattutto all’Iraq), ma senza un’identificazione netta a favore dell’uno o l’altro dei due contendenti e cambiando posizione a seconda dell’andamento della guerra. Lo stallo era preferibile a un esito che vedesse un vincitore e un vinto. Saddam si faceva forte del merito di aver combattuto una guerra panaraba anche per proteggere le monarchie del Golfo, minacciate dal vento rivoluzionario che spirava da Teheran con in più la minaccia sciita. Il Kuweit, già accusato da Baghdad di tramare contro, ardì sollecitare il rimborso dei milioni di dollari delle petrolcrazie che avevano permesso all’Iraq di resistere, con enormi perdite, per quasi dieci anni. Baghdad aveva rivendicato in passato un diritto sull’intero territorio dell’emirato. Il contenzioso Iraq-Kuweit era ben noto agli Stati Uniti. C’era stato in merito un colloquio fra Saddam e l’ambasciatrice americana che, secondo una versione mai veramente smentita, si era lasciata sfuggire una frase che il presidente iracheno aveva creduto di scambiare per una luce verde. A confermare il superamento delle leggi della guerra fredda, non valeva più il tabù dell’inviolabilità delle frontiere? Il territorio del piccolo emirato fu invaso dall’esercito iracheno il 2 agosto 1990 e di lì a poco annesso formalmente all’Iraq. Nei primi giorni si consumò la rottura fra Iraq da una parte e Arabia Saudita e maggioranza della Lega araba dall’altra. L’Egitto approfittò dell’emergenza per riabilitarsi riportando il Cairo al centro. Dopo un’iniziale cautela, il re saudita si convinse o fu convinto di essere in pericolo e chiese la copertura degli Stati Uniti. Fu allora che per la prima volta truppe americane furono ammesse sulla terra che ospita i «luoghi santi» dell’islam facendo gridare al «sacrilegio». I mesi che separano l’agosto 1990 dal gennaio 1991 sancirono il passaggio dalla confrontazione Est-Ovest a un diverso scenario imperniato sul rapporto conflittuale Nord-Sud. L’Unione sovietica subì l’iniziativa di Bush senza rendersi conto subito di essere un bersaglio indiretto del neo-egemonismo americano. Gorbaciov si illuse di poter riportare Saddam alla ragione. L’America non avrebbe certo permesso a Mosca di chiudere l’era bipolare con un successo di quelle proporzioni. Seguirono tentativi di mediazione e ultimatum, ma ogni compromesso con Saddam si rivelò impossibile. In pochi si resero conto che la posta non era la sovranità del Kuweit bensì la leadership del mondo post-bipolare. Oltre alla Russia, anche l’Europa uscì fatalmente ridimensionata. Se qualcuno (Mitterrand?) aveva immaginato di superare la guerra fredda in avanti, con una maggiore libertà d’azione sulla scena internazionale, coltivando relazioni privilegiate con i paesi del Terzo mondo più vicini o più utili (il petrolio), restò deluso. Bush senior vinse la guerra ma non spinse le truppe americane fino a Baghdad. Quella «mezza vittoria», del resto coerente con il mandato dell’Onu, darà lo spunto nel 2003 a Bush junior — fra imperizia, oltranzismo e ossessioni edipiche — per la seconda o terza guerra del Golfo. È così che i raid dei bombardieri americani su Baghdad in quella notte fra il 16 e il 17 gennaio 1991 possono essere considerati il primo atto di una guerra che è continuata ininterrottamente fino a oggi sconvolgendo l’equilibrio e lo stesso status quo territoriale in tutta la regione arabo-islamica, Nord Africa incluso e fino al lontano Afghanistan.  
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Guerre del golfo 1991/2016. Una cronologia dei conflitti che iniziavano. Nel momento in cui, dopo il crollo del Muro di Berlino, sta per dissolversi l’Urs

La «Tempesta nel deserto» apriva la fase che viviamo Guerre del golfo 1991/2016. Una cronologia dei conflitti che iniziavano. Nel momento in cui, dopo il crollo del Muro di Berlino, sta per dissolversi l’Urss  Soldati Usa in Afghanistan  © LaPresse - Reuters Manlio Dinucci EDIZIONE DEL16.01.2016 PUBBLICATO15.1.2016, 23:59Nelle prime ore del 17 gennaio 1991, inizia nel Golfo Persico l’operazione «Tempesta del deserto», la guerra contro l’Iraq che apre la fase storica che stiamo vivendo. Questa guerra viene lanciata nel momento in cui, dopo il crollo del Muro di Berlino, stanno per dissolversi il Patto di Varsavia e la stessa Unione Sovietica. Ciò crea, nella regione europea e centro-asiatica, una situazione geopolitica interamente nuova. E, su scala mondiale, scompare la superpotenza in grado di fronteggiare quella statunitense. «Il presidente Bush coglie questo cambiamento storico», racconta Colin Powell. Washington traccia subito «una nuova strategia della sicurezza nazionale e una strategia militare per sostenerla». L’attacco iracheno al Kuwait, ordinato da Saddam Hussein nell’agosto 1990, «fa sì che gli Stati uniti possano mettere in pratica la nuova strategia esattamente nel momento in cui cominciano a pubblicizzarla». Il Saddam Hussein, che diventa «nemico numero uno», è lo stesso che gli Stati uniti hanno sostenuto negli anni Ottanta nella guerra contro l’Iran di Khomeini, allora «nemico numero uno» per gli interessi Usa in Medioriente. Ma quando nel 1988 termina la guerra con l’Iran, gli Usa temono che l’Iraq, grazie anche all’assistenza sovietica, acquisti un ruolo dominante nella regione. Ricorrono quindi alla tradizionale politica del «divide et impera». Sotto regia di Washington, cambia anche l’atteggiamento del Kuwait: esso esige l’immediato rimborso del debito contratto dall’Iraq e, sfruttando il giacimento di Rumaila che si estende sotto ambedue i territori, porta la propria produzione petrolifera oltre la quota stabilita dall’Opec. Danneggia così l’Iraq, uscito dalla guerra con un debito estero di oltre 70 miliardi di dollari, 40 dei quali dovuti a Kuwait e Arabia Saudita. A questo punto Saddam Hussein pensa di uscire dall’impasse «riannettendosi» il territorio kuwaitiano che, in base ai confini tracciati nel 1922 dal proconsole britannico Sir Percy Cox, sbarra l’accesso dell’Iraq al Golfo. Washington lascia credere a Baghdad di voler restare fuori dal contenzioso. Il 25 luglio 1990, mentre i satelliti del Pentagono mostrano che l’invasione è ormai imminente, l’ambasciatrice Usa a Baghdad, April Glaspie — come spiegò poi nella sua intervista a Jeune Afrique -, assicura Saddam Hussein che gli Stati uniti desiderano avere le migliori relazioni con l’Iraq e non intendono interferire nei conflitti inter-arabi. Saddam Hussein cade nella trappola: una settimana dopo, il 1° agosto 1990, le forze irachene invadono il Kuwait. A questo punto Washington, formata una coalizione internazionale, invia nel Golfo una forza di 750 mila uomini, di cui il 70 per cento statunitensi, agli ordini del generale Schwarzkopf. Per 43 giorni, l’aviazione Usa e alleata effettua, con 2800 aerei, oltre 110 mila sortite, sganciando 250 mila bombe, tra cui quelle a grappolo che rilasciano oltre 10 milioni di submunizioni. Partecipano ai bombardamenti, insieme a quelle statunitensi, forze aeree e navali britanniche, francesi, italiane, greche, spagnole, portoghesi, belghe, olandesi, danesi, norvegesi e canadesi. Il 23 febbraio le truppe della coalizione, comprendenti oltre mezzo milione di soldati, lanciano l’offensiva terrestre. Essa termina il 28 febbraio con un «cessate-il-fuoco temporaneo» proclamato dal presidente Bush. Alla guerra segue l’embargo, che provoca nella popolazione irachena più vittime della guerra: oltre un milione, tra cui circa la metà bambini. Subito dopo la guerra del Golfo, Washington lancia ad avversari e alleati un inequivocabile messaggio: «Gli Stati uniti rimangono il solo Stato con una forza, una portata e un’influenza in ogni dimensione – politica, economica e militare – realmente globali. Non esiste alcun sostituto alla leadership americana» (Strategia della sicurezza nazionale degli Stati Uniti, agosto 1991). La guerra del Golfo è la prima guerra a cui partecipa sotto comando Usa la Repubblica italiana, violando l’articolo 11 della Costituzione. La Nato, pur non partecipando ufficialmente alla guerra, mette a disposizione sue forze e strutture per le operazioni militari. Pochi mesi dopo, nel novembre 1991, il Consiglio Atlantico vara, sulla scia della nuova strategia Usa, il «nuovo concetto strategico dell’Alleanza». Nello stesso anno in Italia viene varato il «nuovo modello di difesa» che, stravolgendo la Costituzione, indica quale missione delle forze armate «la tutela degli interessi nazionali ovunque sia necessario». Nasce così con la guerra del Golfo la strategia che guida le successive guerre sotto comando Usa, presentate come «operazioni umanitarie di peacekeeping»: Jugoslavia 1999, Afghanistan 2001, Iraq 2003, Libia 2011, Siria dal 2013, accompagnate nello stesso quadro strategico dalle guerre di Israele contro il Libano e Gaza, della Turchia contro i curdi del Pkk, dell’Arabia Saudita contro lo Yemen, dalla formazione dell’Isis e altri gruppi terroristi funzionali alla strategia Usa/Nato, dall’uso di forze neonaziste per il colpo di stato in Ucraina funzionale alla nuova guerra fredda contro la Russia. Profetiche, ma in senso tragico, le parole del presidente Bush nell’agosto 1991: «La crisi del Golfo passerà alla storia come il crogiolo del nuovo ordine mondiale».
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Aprite le frontiere! Migrare per vivere non per morire!

  26 de noviembre de 2015 Aprite le frontiere! Migrare per vivere non per morire!   Aprite le frontiere è l’urlo di uomini, donne, bambini e bambine fermi a Idomeine, al confine tra Grecia e Macedonia, attualmente in sciopero della fame. La loro protesta è simbolo di quanto chiedono altre migliaia e migliaia di persone in movimento ferme lungo le frontiere ai quattro angoli del pianeta.   Aprite le frontiere è l’urlo che arriva dal genocidio in atto rappresentato dalle migliaia e migliaia di persone che purtroppo non sono riuscite ad arrivare a destinazione.  È quanto chiedono i parenti di queste vittime, morte o disperse lungo le rotte migratorie, perché se alle frontiere si permettesse il transito degli essere umani, e non solo delle merci, questa umanità in movimento non sarebbe costretta ad affidarsi a mafie e trafficanti.   Aprire le frontiere ed accogliere chi fugge da guerra e miseria, alla ricerca di un futuro migliore, è anche una risposta al terrore e alla paura che seminano le bombe dei terroristi.    Paura e terrore che però gli Stati del Nord del mondo e i mass media stanno alimentando trasformando migranti e rifugiati nel nemico da cui proteggersi e di conseguenza chiudendo e militarizzando ancora di più i confini.   Aprire le frontiere è una risposta che può permettere costruire una reale solidarietà tra chi è nato in un determinato territorio e chi ne è arrivato. Una solidarietà basata sull’affermazione di società in cui ci siano diritti per tutti e tutte.   Per questo ancora una volta il 18 dicembre 2015, la Giornata d’Azione Globale contro il razzismo per i diritti dei migranti, rifugiati ed sfollati, decisa nel 2010 dall’assemblea finale del Foro Sociale Mondiale delle Migrazioni realizzato in Ecuador, cercherà di contribuire a dare visibilità alle iniziative che si svolgeranno in tutto il mondo contro il razzismo e per affermare i diritti dei migranti, rifugiati ed sfollati.  Perché affermare i loro diritti vuol dire affermare i diritti di tutti e tutte!  Una giornata di azione globale per i diritti dei migranti, rifugiati ed sfollati è possibile: il prossimo 18 dicembre 2015!   26/11/2015 18th december: Global day action/journée d'action globale/Jornada de Acción Global/Giornata d’Azione Globale   Dear friends and comrades Here you have the text that we will put in the web Global Migrants Action web to call to the mobilization on 18th December. Please remember to send us the information about your upcoming events, so that they may be publicized on the Global Migrant Action webpage http://globalmigrantsaction.org/   Cher(e)s ami(e)s et camarades, Ici vous avez le texte que on va pubblier sur la page web de la journée d'action globale pour la mobilisation du 18 décembre. S’il vous plait rappel vous de nous envoyer les communiqués relatifs à votre initiatives afin qu'ils puissent être publiés sur la page web de la Global Migrants Action : http://globalmigrantsaction.org/   Querid@s amig@s, compañe@s Aqui va el texto que será publicado en la página web de la Jornada de Acción Global para llamar a la movilización del 18 de diciembre. Les pedimos por favor que recuerden de mandarnos los comunicados de las iniciativas que realizarán para que las publiquemos en la pagina web de la Jornada de Acción Global: http://globalmigrantsaction.org/   Cari amici, compagni, amiche e compagne Qui potete trovare il testo che sarà pubblicato nella pagina web della Giornata d’Azione Globale per chiamare alla mobilitazione il 18 dicembre. Vi chiediamo di ricordare di mandarci i comunicati delle vostre iniziative affinché siano pubblicati nella pagina web della Global Migrants Action: http://globalmigrantsaction.org/   Open the borders! Migrate to live, not die! “Open the borders” is the plea yelled by men, women, and children who are standing in Idomeine, at the border between Greece and Macedonia, who are currently on a hunger-strike. Their protest represents what many other thousands of people are demanding, as they are stopped in their migration along the borders of all four corners of the world. “Open the borders” is the scream coming from the current genocide, whose victims are the many thousands of people who unfortunately could not make it to their destination. It is also what these victims’ families are asking for their missing or dead loved ones, lost along their migration journey; because we know that if human beings were allowed to cross borders like it is allowed for goods, this humanity on the move would not be forced to entrust its fate to the mafia and to human traffickers. Opening borders and welcoming those who flee war and miserysearching for a better future is an answer to the terror and fear sown by terrorists’ bombs. Instead, many Nations in the North of the planet, along with mass media, are feeding into this same terror and fear, transforming migrants and refugees into the enemy from which we must protect ourselves, and then sealing and militarizing their borders even more. Opening borders is an answer that could foster the creation of true solidarity between those who were born in a particular land and those who arrived there from elsewhere; solidarity based on the affirmation of a society in which there are rights for all men and all women. The final assembly of the 2010 World Social Forum on Migration, in Ecuador, called for a Global Day of Action; with this in mind, the Global Day of Action on December 18th, 2015, will contribute to give more visibility to all initiatives taking place on that day throughout the world, demonstrating against racism and promoting human and civil rights for migrants, refugees, and displaced people. Because asserting their rights means asserting the rights of all men and women! A global day of action for the rights of migrants, refugees, and the displaced, is possible: on December 18th , 2015! November 26th, 2015   Ouvrez les frontières! Migrer pour vivre pas pour mourir ! Ouvrez les frontières ! c’est le cri d’hommes, de femmes et d’enfants bloqués à Idomeine, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Actuellement ils sont en grève de la faim. Leur protestation est un symbole de ce que demandent d’autre milliers et milliers de personnes en mouvement le long des frontières au quatre coins de la planète. Ouvrez les frontières c’est le cri qui arrive di génocide en acte, représenté par les milliers et les milliers de personnes qui ne sont, hélas, pas arrivé à destination. C’est ce que demandent les parents de ces victimes, mortes ou bien portées disparu le long des voies migratoires, parce que si les frontières permettaient le passage des êtres humains et pas seulement des marchandise, cette humanité en mouvement ne serait pas contrainte à se fier e à se mettre en main aux mafias et aux trafiquants. Ouvrir les frontières et accueillir qui fuit la guerre et la misère, à la recherche d’un futur meilleur, est aussi une réponse à la terreur et à la peur que sèment les bombes des terroristes. Peur et terreur que les États du Nord du monde et les média alimentent transformant les migrants et les réfugiés en un ennemie du quel avoir peur et du quel se protéger en fermant et en militarisant toujours plus les frontières. Ouvrir les frontières c’est une réponse qui peut permettre de construire une réelle solidarité sociale entre qui est né dans un territoire déterminé et qui y arrive. Une solidarité basée sur l’affirmation d’une société en laquelle il y a des droits pour toutes et tous. Ainsi encore une fois le 18 décembre 2015, la Journée d’Action Globale contre le racisme pour les droits des migrants, des réfugiés et des déplacés, décidée en 2010 durant l’assemblée finale du Forum Social Mondial des Migrations réalisé en Ecuador, cherchera de contribuer à donner une visibilité aux initiatives qui se déroulerons dans le monde entier contre le racisme et pour les droits des migrants, des réfugiés et des déplacés. Parce que affirmer leurs droits veut dire affirmer les droits de tous et de toutes ! Une journée d’action globale pour les droits des migrants, des réfugiés et des déplacés est possible : le 18 décembre 2015 prochain ! 26/11/2015   ¡Abrir las fronteras! Migrar para vivir no para morir!   Abrir las fronteras e el grito de los hombres, mujeres y niñ@s parad@s en Idomeine, en la frontera entre Grecia y Macedonia, actualmente en huelga de hambre. Su protesta es símbolo de cuanto piden otros miles y miles de personas en migración detenidas, en todo el mundo, en diferentes fronteras.   Abrir las fronteras es también el grito que nace a raíz del genocidio que representan las miles y miles de personas que desgraciadamente no llegaron a su destino. Es lo que piden los parientes de estas víctimas, muertas o desaparecidas a lo largo de las rutas migratorias, porque si en las fronteras se permitiese el transito de los seres humanos, y no sólo de las mercancías, esta humanidad en movimiento no se vería obligada a tratar con las mafias y los traficantes.   Abrir las fronteras y acoger a quien escapa de la guerra y de la miseria en busqueda de un mejor futuro es también una respuesta al terror y al miedo que siembran las bombas de los terroristas. Miedo y terror que sin embargo también los Estados del Norte del mundo y los medios de comunicación están alimentando transformando a l@s migrantes y a l@s refugiad@s en el enemigo del cual protegerse , justificando la aún mayor militarización y el cierre de las fronteras.       Abrir las fronteras es una respuesta que puede permitir construir una verdadera solidaridad entre quien nació en un determinado territorio y quien llegó después a vivir en él. Una solidaridad basada en la construcción de sociedades en las qu existan derechos para tod@s . Por esta razón una vez más el 18 de diciembre 2015, la Jornada de Acción Global contra el racismo por los derechos de l@s migrantes, refugiad@s y desplazad@s, votada en el 2010 en la asamblea final del Foro Social Mundial de las Migraciones realizado en Ecuador, tiene como objetivo dar visibilidad a las iniciativas que se desarrollarán en todo el mundo para defender los derechos de l@s migrantes, refugiad@s y desplazad@s.   ¡Porque defender sus derechos significa defender los derechos de tod@s!   Una jornada de acción global por los derechos de l@s migrantes, refugiad@s y desplazad@s es posible. ¡El próximo 18 de diciembre 2015!   26 de noviembre de 2015v
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EDGAR MORIN, la Repubblica • 29 nov 15 • Un Medio Oriente libero e tollerante torniamo al sogno di Lawrence d’Arabia

Nel Califfato storico convivevano popoli e religioni diverse Il colonialismo costruì Stati artificiali che si sono dissolti e incendiati dal fanatismo. Ma il terrorismo è una formula vuota che si sconfigge togliendogli le ragioni EDGAR MORIN, la Repubblica • 29 nov 15 •  Un Medio Oriente libero e tollerante torniamo al sogno di Lawrence d’Arabia    Per capire cosa succede nel mondo islamico è necessario avere una cultura storica: senza storia infatti non può esserci alcuna comprensione degli avvenimenti. Bisogna sapere, per esempio, che nell’antico Califfato c’era piena libertà religiosa sia per i cristiani che per gli ebrei, mentre l’intolleranza più cieca riguardava solo il mondo cristiano: basti pensare alle Crociate, all’Inquisizione, alle persecuzioni anti- ebraiche. In realtà il vero problema del mondo arabo è stata la sua colonizzazione durata secoli, dalla fine del 400 dopo Cristo alla decomposizione dell’Impero ottomano. Da queste macerie nacque un sogno: il sogno di ricostruire e unificare il mondo arabo, il sogno di Lawrence d’Arabia. Un progetto che però si è andato a infrangere contro le mire egemoniche di paesi europei come la Gran Bretagna e la Francia, che per perseguire i propri interessi nazionali in Medio Oriente “crearono” paesi tra loro diversi: la Siria, il Libano, l’Iraq. Ed è stato un peccato, perché una nazione unificata araba avrebbe potuto svilupparsi in senso multietnico, visto che in ognuno di quei territori avevano sempre convissuto islamici, cristiani ed ebrei. Questa nazione avrebbe potuto consolidarsi, svilupparsi in un clima di libertà religiosa. Le cose sono andate diversamente. Prima con la frantumazione in Paesi differenti, ognuno inserito in una differente sfera d’influenza. E poi, molto più recentemente, con gli effetti della strategia americana, con la seconda guerra del Golfo che è servita solo a distruggere lo stato iracheno. Ora da una parte c’è la componente sciita; dall’altra quella curda, decisa a diventare indipendente; e infine quella sunnita. In questo contesto esplosivo — e con le conseguenze di una serie di fenomeni storici come il fallimento del socialismo arabo, il fallimento delle nuove democrazie, il problema palestinese irrisolto, il sottosviluppo economico e un sentimento diffuso e generalizzato di umiliazione collettiva — si è arrivati alla situazione attuale. In cui perfino nei “laici” Territori occupati la radicalizzazione del conflitto e la disperazione hanno portato a una crescita del potere dei fattori religiosi. A questo punto, serve in primo luogo una risposta di tipo culturale. Dobbiamo introdurre nei nostri paesi l’insegnamento delle religioni, non del cattolicesimo ma di tutte le diversità: perché la religione non è, come pensava Voltaire, un’invenzione della cura, ma, come diceva Karl Marx, è il sospiro della creatura infelice. In altre parole, è l’infelicità umana che alimenta la religione. In secondo luogo, per favorire l’integrazione degli studenti musulmani, bisogna mostrare come la Francia — proprio come l’Italia, o la Spagna — sia in realtà una nazionale multiculturale. In Italia ad esempio non ci sono solo discendenti dei latini, è una nazione composta da popoli diversi, siciliani, piemontesi, trentini. E ci sono molti ebrei. L’Italia insomma non ha una razza unica, ma tante diverse, con lingue diverse che col tempo si sono integrate. È la vera eredità dell’universalismo dell’impero romano. La storia insomma deve aiutare anche i giovani a capire come l’integrazione, nel tempo, sia possibile. Terzo tema: cosa fare oggi con la parola “terrorismo”? Una parola che in realtà non è quella giusta, perché è vuota. Una parola che non contiene in sé una vera fede, una vera passione, ma solo un mondo dalla realtà rovesciata. Era così anche in fenomeni terroristici di altro tipo, come le Brigate Rosse e l’eversione nera in Italia. Le persone non nascono terroriste, si comincia magari per seguire un qualche ideale di salvezza. Come succede con l’Is: dal disagio storico e sociale si passa a pensare di essere al servizio di Dio. E nel caso degli estremisti islamici, il fuoco, il carburante che alimenta la loro follia è la questione irrisolta del Medio Oriente. Questo fuoco è come un cancro, che fa metastasi ormai nell’intero pianeta. Ecco perché bisogna risolvere una volta per tutte il problema mediorientale. Imponendo la pace a tutti le componenti che alimentano questa guerra civile. È questo l’unico modo per isolare il fanatismo di Daesh e del sedicente Califfato. Ma come fare? A questo punto, ricostruire l’integrità della Siria e dell’Iraq appare impossibile. L’unica soluzione allora è riprendere, tornare a far vivere il sogno di Lawrence d’Arabia, promuovendo una grande Confederazione del Medio Oriente in cui sia ripristinata la libertà di culto. Se decidiamo che è davvero questo lo scopo da raggiungere, allora possiamo portare avanti una grande coalizione che promuova la pace. Solo così quel concetto vuoto che chiamiamo “terrorismo” potrà essere progressivamente liquidato. Questa è una missione vitale, non solo per i francesi o gli europei, ma per tutta l’umanità. ( Questo testo è l’intervento che l’autore ha tenuto al convegno internazionale di Rimini organizzato da Edizioni Erickson)califfatocolonialismoDaeshEdgar Moringuerra in Iraqguerra in SiriaIsLawrence d’Arabiamedio orienteVota questo articolo  
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Terrorismo e Guerra. uno sguardo per capire. Mimmo Rizzuti

Forum Italo Tunisino Per la Cittadinanza Mediterranea Dopo lo sgomento , l’orrore, il dolore e la solidarietà, la condanna netta e senza appello di un attento barbaro e terrificante, la rabbia,   occorre fermarsi. Ragionare con intelligenza, mettere in campo, le riflessioni sullo scenario in cui siamo immersi ed iniziative coerenti, per arrivare, nel confronto  con gli altri,  a trovare le risposte ed i rimedi più efficaci e di lungo periodo. Prima di provocare altri disastri sarebbe opportuno mettere a nudo le cause storiche e contingenti di un fenomeno che   qualcuno ha definito la peste del XXI  secolo. Un fenomeno che genera sulla scena mondiale, in primo luogo nell’area e nei Paesi direttamente coinvolti, instabilità, pericoli ed ansia permanenti in un quadro che richiama guerre di lunga durata, come quella dei trent’anni,  che nei secoli scorsi hanno attraversato l’Europa. Se, come dice il presidente francese Hollande, siamo in guerra dobbiamo in primo luogo partire dalle cause e dalle responsabilità, dalla natura ed obiettivi della guerra in cui siamo precipitati,  del nemico che vogliamo combattere, dalle alleanze e dalle misure  da stabilire, a cominciare dal blocco della vendita di armi anche ad alleati dell’occidente che finanziano e sostengono direttamente e indirettamente Califfato e Terrorismo e prefigurarne gli esiti possibili. La storia recente ci mostra infatti che tutte le guerre innescate nell’area che va dall’Africa- Mediterranea alla penisola arabica, al Corno d’Africa, all’Afganistan, hanno sortito risultati tragici ed hanno generato il caos ed i mostri con cui siamo chiamati a confrontarci e che il loro obiettivo non è mai stato ( come d’altronde storicamente sempre avvenuto, la diffusione della democrazia, della libertà e dei diritti, ma il potere, la ricchezza, il posizionamento geo-strategico. E per questo non ci si è fatti scrupolo di costruire mostri e trasformarli, con mani di vernice, in combattenti per la libertà. E’ quanto avvenuto negli scenari di interesse geo-strategico  e per quel che più direttamente ci coinvolge ,nell’Europa e nell’area mediterranea e medio orientale, nell’ultimo quarto del secolo scorso e l’inizio del secondo millennio con il procedere della globalizzazione e dei cambiamenti epocali sul piano della tecnologia, della finanza,  delle visioni del mondo, dei mutamenti storico-politici e geografici. Perciò, per  cercare di muoverci in uno scenario complicatissimo bisogna aver chiaro ciò che si ha di fronte.  Che guerra è quella in corso? chi sono protagonisti? chi sono i loro alleati? quali gli obiettivi?  Qual è il ruolo ed il peso  ed il ruolo  dei singoli stati europei,dell’ UE e dell’Occidente?  Quali le possibili vie d’uscita.  Ognuno ha sue risposte a queste ovvie domande. Risposte , ben costruite e diffuse dai grandi media, che nella loro stragrande maggioranza tendono, se non a tacere, a ridimensionare ed a confinare in richiami e spazi marginali, motivi che storici ed analisti seri, ritengono di fondo. La Guerra in corso e i suoi grandi assenti La guerra in corso, per non andare ancora più indietro, affonda le radici nell’accordo anglo-francese  ( 1915-16)  Sykes - Picot , la conseguente divisione dell’impero ottomano e le modalità con cui fu operata dalle  potenze europee che, come noto,  “si accordarono tra loro sul modo in cui spartirsi quei territori e sulla forma da dare agli Stati sorti dalle ceneri dell’impero caduto senza la minima consultazione delle popolazioni e delle élite locali”. Verso la fine di quel secolo, anni 80 del 900, nodi, ferite e contraddizioni di quella spartizione vengono al pettine ed esplode nella regione una sfida sanguinosa. Una sfida  che si copre dietro lo schermo di diverse, anche radicalmente ,  concezioni dell’Islam,  ma in realtà  ha al suo centro gli interessi egemonici delle varie potenze regionali musulmane  (Arabia Saudita, Turchia, Egitto,Libia,Iran, Iraq Paesi del Golfo….etc) nel quadro geopolitico della globalizzazione , delle sue regole ferree, delle partite a scacchi delle grandi potenze ( USA, RUSSIA, CINA) a tutela del loro posizionamento e dei loro interessi. Le guerre americane del Golfo e dei loro  alleati “volenterosi”, cui si aggiungono i più recenti e scriteriati attacchi  francesi e inglesi alla Libia sostenuti dell’Occidente e dalla Nato, fanno il resto e generano la situazione di caos in cui siamo immersi , ovviamente in maniera differente, a nord, sud ed est del Mediterraneo. Ma fin qui restiamo nella dimensione della geopolitica e trascuriamo un elemento che solo 4 anni fa riempiva le prime pagine dei giornali di tutto il mondo: Le rivolte e le rivoluzioni delle primavere arabe. Un aspetto, del tutto trascurato e accantonato, tranne che dalle attente analisi di alcune riviste specializzate( in Italia, per esempio, LIMES di Lucio Caracciolo) a dai più attenti e schierati osservatori dei processi economici, culturali  e politico sociali che attraversano il mondo arabo-musulmano. Ebbene, da dove e da cosa nacque quell’ondata imponente che scuoteva dalle fondamenta società apparentemente ingessate e rivendicava pane, diritti , dignità e partecipazione trasferendosi subito anche sulla sponda nord del mediterraneo? Qui i grandi movimenti degli “indignados”  che, dalla Puerta del Sol di Madrid,  in varia misura e forma, interessarono tutta l’Europa e che in Italia si manifestarono con la storica vittoria del Referendum per l’acqua pubblica, davano il senso di una scossa sociale di prima grandezza che agitava tutta l’area del bacino. E’ quello il punto da cui ripartire per poter sperare di  aprire una pagina nuova in questa guerra permanete sempre più tragica e rovinosa. E’ quello un momento che comincia a travolgere dittatori e gerarchie corrotte e autoritarie che apre alla speranza e alla prospettiva di una vita dignitosa, di un lavoro onesto per milioni di giovani, del cambiamento di sistemi autoritari di governo, negatori dei diritti fondamentali e della dignità  delle persone. E’ il momento in cui nel sud e nell’est del Mediterraneo, nella penisola arabica, tremano governi , monarchie, dittatori e poteri corrotti e autoritari. E’ il momento in cui si avverte che intere popolazioni possono faticosamente aprire un percorso praticabile per il passaggio dalla sudditanza alla cittadinanza e che i movimenti che scuotono il sud del Mediterraneo possano saldarsi con i movimenti vecchi e nuovi che nel nord Mediterraneo e in Europa rivendicano un nuovo protagonismo, lavoro, dignità, la fine della dittatura della Finanza e delle giugulatorie politiche comunitarie di austerità. La risposta dei poteri minacciati non si fa attendere e assume le forme più diverse per colpire e abbattere un fenomeno la cui diffusione potrebbe essere letale per loro e l’insieme dei  sistemi e gruppi di potere al governo dalla seconda metà del 900, alternativamente  sostenuti e avversati dalle grandi potenze e dall’Occidente intero, nel quadro del loro confronto, scontro e posizionamento geopolitico in un’area vitale per il mondo. E in questo quadro l’ISIS –DAESH fa comodo a tantissimi e la volontà di abbatterlo delle dichiarazioni ufficiali si infrange con gli interessi palesi o nascosti dei singoli attori che le pronunciano. Anche la guerra in cui siamo precipitati, quindi,  spezzone della terza guerra mondiale o continuazione della prima, è una guerra come le tante altre che l’hanno preceduta e non cambierà verso se non si metterà in moto un nuovo grande protagonismo dei cittadini e dei popoli in tutte le latitudini, in grado di spingere per coniugare insieme lotta alla barbarie e  al terrore e lotta per il mutamento degli assetti sociali, riconoscimento come sacro del diritto alla vita , alla dignità, alla fuoriuscita dalla fame, dalla sete, dalle violenze permanenti continue esercitate sui più deboli e sulle popolazioni di interi continenti. E’ difficile, perché  viviamo in una condizione in cui sembra impossibile un’altra visione del mondo e della società, rispetto all’esistente. Ma bisogna provarci. Bisogna perciò,  riannodare laddove e come possibile la rete dei rapporti sociali, politici e culturali. Rafforzare progetti di interscambio tra le associazioni della società civile, mettere in atto un grande sforzo sul piano della corretta informazione, della conoscenza del mondo arabo-islamico, lavorare per  favorire l’accoglienza dei migranti e l’integrazione nel rispetto delle diversità culturali e di fede di quanti oggi arrivano  o sono già da anni nel nostro Paese. In quest’ottica molte cose si possono fare. A cominciare da un’Erasmus mediterraneo da intestare , perché no, ad Averroè che faciliti lo scambio tra gli studenti delle diverse sponde del mediterraneo; dalla messa in piedi in ogni Paese di programmi specifici di “deradicalizzione delle posizioni” attraverso lo studio e la conoscenza dell’insieme del mondo Mediterraneo a partire da quello arabo-islamico, di cui si conosce, in generale e non sempre, solo la vulgata televisiva e propagandistica , la costruzione di forum permanenti tematici a partire  da acqua, agricoltura, cittadinanza e di città. Solo un nuovo protagonismo delle giovani generazioni e della, cosiddetta, società civile può sconfiggere la barbarie e costruire una pace improntata alla dimensione della dignità umana e ad un nuovo rapporto tra i popoli. D’altra parte giovani e società civile sono i soggetti  che in Tunisia, il primo dei Paesi dal quale sono partiti i sommovimenti del 2011 e l’unico   a non essere travolto dalla reazione, hanno consentito la vittoria e la difesa dei principi della rivolta-rivoluzione del 2011 e la costituzionalizzazione dei suoi principi , guadagnandosi il Nobel per la Pace. Mimmo Rizzuti ( presidente Forum Italo Tunisino per la Cittadinanza Mediterranea)  www.forum italotunisino.com
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L’OLIVERAIE. L’AGORA DE LA MÉDITERRANÉE » Pour apprendre à vivre ensemble

« L’OLIVERAIE. L’AGORA DE LA MÉDITERRANÉE »Pour apprendre à vivre ensembleUn Forum permanent de la Méditerranée à partir de l’eau, de l’agriculture, de la vie et de la citoyenneté. La situation dans laquelle se retrouve, à l’état actuel, la Méditerranée a le ton du drame pour des millions d'hommes et de femmes dans toute la zone allant de la rive sud de la Méditerranée, au Sahel et au Corne d'Afrique, à l'Afrique dans son ensemble et de la péninsule arabique à l'Hindu Kush.L’UE et la Méditerranée sont l'épicentre d'une zone de fluctuations brutales, destinées à graver profondément sur le situation géopolitique et économique, sur l'environnement de la région et sur le sort du millions de hommes et de femmes.L'instabilité, produite par des guerres permanentes, par le terrorisme, la radicalisation, la faim, les violence de tout genre, le pillage et l’exploitation brutale de ressources, l’ environnement, les hommes et les femmes, des populations entières a généré une incroyable vague humaine qui changera l'Europe.Donc, en face de cette situation, nous ne pouvons pas être seulement des spectateurs et attendre que les grands acteurs mondiaux qui ont déterminé ce scénario, trouvent la voie pour le modifier radicalement.Il y a au contraire un urgent besoin de lieux, d’espaces et d’institutions, nombreux et différents, pour pouvoir penser, discuter et projeter ensemble les parcours que nous permettrons de apprendre à vivre ensemble.A partir de cette conviction et de cette donnée, il nait la proposition de L’OLIVERAIE. L’AGORA DE LA MÉDITERRANÉE » Un Forum permanent de la Méditerranée à partir de l’eau, de l’agriculture, de la vie et de la citoyennetéUne proposition écrite et avancée par Riccardo Petrella (Belgique), Mimmo Rizzuti (Italie), Leila Ghanem (Liban), Manoubia Ben Gadahem et Rafik Boujdaria (Tunisie), Anwar Monghith (Égypte), Virgilio Dastoli (Europe) déjà présentée, discutée et partagée dans le FSM de Tunis du 25-29 de mars dernier, reprise dans la Conférence du Messina qui célébrait le 60ème anniversaire de la conférence tenue dans la même ville qui a donné naissance à la Communauté Européenne. Dans l’appel final de cette conférence qui a eu lieu du 3 au 6 juin 2015, il a été adoptée cette proposition, dont je vais exposer les points principaux.2Pourquoi l’eau, l’agriculture, la citoyenneté, la vie ?L'EAU:L'eau, un élément essentiel pour la vie, une grande opportunité pour « vivre bien ensemble », pour les habitants de la Méditerranée, est devenu une source de séparation, de mort, de conflits, d’exploitation de la nature et d’inégalités économiques et sociales croissantes. Son essentialité semble, à paroles, partagée par tout le monde. En fait la Charte Méditerranéenne de l'Eau fut adoptée à Rome en 1992. Et à la création de « l'Union pour la Méditerranée », en juillet 2008, le premier thème sur lequel on a essayé de commencer une nouvelle phase de coopération fut l'eau.La suivante conférence euro-méditerranéenne sur l'eau du 2010, malheureusement, échoua pour des grandes divergences d'ordre politique, malgré l'existence d'un accord général de vie sur lequel les habitants de la Méditerranée peuvent essayer de construire un autre modèle pour vivre ensemble et combattre contre les causes structurelles du l'appauvrissement dans leurs pays.S’il n’y aura pas de grands changements structurels, la disponibilité et l'accès à l'eau pour une utilisation humaine seront de plus en plus critiques pour 180 millions de personnes qui déjà aujourd'hui vivent dans des conditions de stress hydrique (moins de 500 m3 pendant l'année par personne), en prenant en considération aussi les effets catastrophiques sur la Méditerranée qui seront produits par le changement climatique. L'eau deviendra encore plus que pendant le passé, une source d’ inégalités humaines et sociales.L'AGRICULTURE:Le deuxième élément pour un «autre vivre ensemble» et pour la lutte contre l'appauvrissement, passe à travers une autre agriculture, dont le liens avec l'eau sont fondamentaux et inséparables. L'irrigation constitue la partie plus importante des prélèvements d'eau dans la Méditerranée (60% en moyenne générale, mais 72% pour les pays du sud et de l’est de la Méditerranée). L'agriculture est une richesse clé pour l’échange et la vie (habitation, culture, habitudes alimentaires, régime méditerrané, pratiques sociales..) dans l’histoire et pour le devenir de la Méditerranée.Mais elle est aussi une richesse à double tranchant pour nos peuples: d’un côté elle est une source de commerce mutuellement avantageux et d’importants échanges socio-culturels, mais au même temps elle est aussi une source de grande compétition, d’exploitation et de conflits. Surtout si on pense que dans 15 ans la population de la Méditerranée dépassera les 480 millions ( dont 70% sera urbaine, donc particulièrement fragile en termes de santé en cas de hausse des prix agricoles et alimentaires).Le modèle productiviste et consumériste de l'agriculture "occidentale" industrielle intensive est en crise et il y a un grand élan mondial pour la réévaluation de l'agriculture biologique, paysanne, familiale, "kilomètres zéro ", pour l'alimentation locale, intégrée avec le territoire, pas asservie par des brevets prédateurs et par des traités commerciaux injustes.Il est temps de (re)promouvoir la Méditerranée comme un espace économique-environnemental et socio-culturel propice pour l'agriculture alternative biologique, paysanne, coopérative (très différent de ce qui est devenue la majorité des coopératives agricoles!) au service d'un 'alimentation saine et d’une gestion durable et participative du territoire. Cette agriculture est incompatible avec les processus qui génèrent l'exclusion et la pauvreté.3Son élancement au niveau de la Méditerranée aura des effets positifs importants sur l'emploi local. "Vivre et travailler dans le pays" non seulement il permettra d'arrêter l'abandon du territoire, mais il atténuera la migration et réduira les conséquences dramatiques actuelles. Mais il est aussi très important pour la rive nord de la Méditerranée et pour la construction d'un système qui puisse gérer la vague constante de la migration destinée à durer pour des années, en intervenant, par exemple, en Italie (mais pas seulement) à l'activation de processus de revitalisation des zones intérieures de la dorsale des Apennins et des zones de tourisme faible dans les Alpes.Mettre en place dans ces zones (comme il est- entre autres- prévu en Italie par la programmation 2014-2020 des Fonds structurels de l'UE) un système visant à l’accueil des réfugiés, demandeurs d'asile, et des migrants en général, et un système visant au même temps à l’arrêt du dépeuplement du territoire, à l'entretien et à la récupération d’un grand patrimoine des terres, des forêts et des maisons abandonnées, à la relance des activités productives dans l'agriculture soutenue par une gamme de services essentiels à la vie d'aujourd'hui ( communication, formation, protection, soins), mettre en place un système de ce genre, toujours soutenu par la recherche scientifique, il peut marquer un véritable tournant dans les politiques européennes en général, et pas seulement dans les politiques de cette domaine spécifique.LA VIE ET LA CITOYENNETÉD’ici le troisième élément du projet: la vie.C’est-à-dire le droit à la vie pour tout le monde dans l’égalité, la justice et la solidarité, et le droit à la vie d’autres espèces vivantes et de la nature. La vie conçue comme paix et comme culture. L’eau et la nourriture comme base pour la paix. La communication et l’échange d’idées et de projets comme base pour la culture plurielle dans une zone déterminée, comme ils l’affirment les études attentifs de Braudel et de son école sur l’approche de l’historiographie positive des “Annales”, comme une zone inspirée à l’ “‘Unité’, la « cohérence », au « même destin », à la « grandeur » .L’Oliveraie. Agora de la MéditerranéeL’olivier est l’arbre icone de la vie de la Méditerranée L’oliveraie est le symbole de la vie millénaire.. Pourquoi alors ne pas lancer l’initiative “ L’Oliveraie. Agora de la Méditerranée ”,forum permanent, ouvert et itinérant dont les premières thèmes d’analyse, d’échange et de conception de projets politiques pourraient être l’eau et l’agriculture et les liens entre eux et le “vivre ensemble”?Il s’agit de deux sujets sur lesquels il existe un riche patrimoine de « projets » déjà élaborés ( on pense au “Plan Bleu” concernant l’eau ou au “Slow Food” pour ce qui concerne les semences et l’agriculture).Un troisième sujet qui va naitre de manière spontanée en relation à la vie, il va concerner la « citoyenneté méditerranée », les droits, la liberté de circulation.Quelles-sont-elles les perspectives et les conditions ?Sur les deux thèmes de l’eau et de l’agriculture il est en cours un projet de recherche et de développement promu par l’UE et concernant spécifiquement la Méditerranée dans le domaine du 7ème Programme de recherche de l’UE. Il s’appelle PRIMA, Partnership in Research and Innovation in the Mediterranean Area et son but est de contribuer à travers les activités de recherche et d’innovation à promouvoir une société plus saine et durable.4Les protagonistes principaux de PRIMA sont les centres de recherche, les universités et les entreprises.”L’Oliveraie. L’Agora de la Méditerranée ” est un forum permanent, itinérant basé sur la participation active des citoyens (associations, mouvements, coopératives et sociétés mutuelles, entreprises locales et de l’économie sociale et solidaire, la société civile en générale) et des institutions publiques locales, régionales (par exemple par la Méditerranée Nord, la région PACA, de la Catalogne, de la Murcia, de la Sicile, de la Croatie). La « présidence » de l’agora devrait être assurée à tour de rôle tous les six mois par un parlement de six Pays membres qui auront adhéré progressivement à l’Agora.En fait il s’agit de commencer un parcours sur base volontaire dans l’espoir que tous les Pays de la Méditerranée vont bientôt adhérer à l’Agora.La conférence de Messine nous enseigne qu’il est possible commencer par des principes communes, même si le nombre des pays est d'abord limitée. Le choix des parlements plutôt que des gouvernements ne signifie pas l'exclusion des gouvernements, mais il est lié au fait que les parlements sont composés par des représentants élus par le peuple et donc il est conforme à l'objectif de l'Agora 'basé sur la participation des citoyens et des institutions élues.L'histoire récente montre que le devenir de la Méditerranée n’est pas seulement "une entreprise/affaire/question des gouvernements", et il ne peut pas être réduit à des accords entre les «stakehorlders" chers à la "gouvernance économique mondiale" oligarchique à l’état actuel. La participation effective des citoyens eux-mêmes à partir des institutions des « communautés de vie » locales est essentielle.LA FINANCEC’est tout aussi importante la question de la finance et du financement des futurs projets pour l'eau et l'agriculture. Il est possible de penser et de planifier un autre futur, dans l'intérêt solidaire des peuples, à condition qu’on met en place de formes de financement nouvelles par rapport à celles du système actuel. Il est nécessaire tout d’abord de réinventer une finance publique et d’imaginer et véhiculer des nouveaux contenus de l’innovation. Il faut libérer l'innovation de l’encapsulation réductrice dans laquelle elle a été emprisonné et soumise à l’impératif exclusif de la technologie et du rendement financier à court terme.Ni l'eau, ni l'agriculture seront des sources et des espaces de vie en l'absence d'une finance et d’une innovation publiques à dimension sociétale intégrée. L'eau et l'alimentation ont besoin de finance publique, de nouvelles caisses d’épargne et d’investissements publiques, en particulier coopératives et mutuelles.La culture économique et financière coopérative et mutuelle (au-delà des formes de microcrédit et des banques éthiques) ne peut pas rater le rendez-vous avec les droits et la créativité des peuples de la Méditerranée. Il est à "L'oliveraie. L'Agora de la Méditerranée " de discuter et mettre en oeuvre des nouveaux instruments financiers et organisationnels au service d’objectifs du « Pacte entre les peuples de la Méditerranée ». 53. La proposition en brefLes points clés de « Pour une Agora des peuples de la Méditerranée. Le forum permanent de l'Oliveraie : Eau, Agriculture et Vie » :1) Le but: travailler pour un «Pacte entre les peuples de la Méditerranée", à partir de deux "sources et domaines de la vie », l'eau et l'agriculture pour «bien vivre ensemble» (sans exclusion et appauvrissement). Un processus qui devrait conduire à proposer de nouvelles formes de développement de «vie communautaire» en partenariat et d'innovation coopérative. La Méditerranée et la «citoyenneté méditerranée" (dans le cadre plus large "euro-méditerranéenne")2) Le principal instrument de travail: "L'oliveraie. L'agora de la Méditerranée ", un forum permanent, mais itinérant, d’analyses, de débats et de conception de projets sous la responsabilité des parlements (à tour de rôle tous les six mois).3) Les moyens de travail: valoriser la conception de projets existante dans le domaine de l'eau et de l'agriculture (opec huile d’olive) et de la migration et faire appel, selon les temps nécessaires, à un organisme méditerrané financier publique pour couvrir le financement des actions de partenariat.Les prochains événements afin de procéder à la réalisation du projet:1) . Entre le 23 et le 26 Novembre (à vérifier et confirmer) à Tunis, une initiative publique pour présenter et lancer l'appel de Messine dans le cadre des politiques de l'UE envers la Méditerranée après 20 ans depuis Barcelone 1995;2) . un séminaire d'une journée pour travailler au lancement du parcours de l'Oliveraie. Agora de la MéditerranéeEdité parMimmo Rizzuti(Forum italo-tunisien pour la citoyenneté méditerranéenne) www.forumitalotunisino.com
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